Le colonel Albert Camille Vital, Premier ministre de la Haute autorité de la transition (HAT), devrait assurer le pilotage des tractations à l’endroit d’autres sensibilités politiques, malgré ses préoccupations sur le réglement de la pagaille interne de la gendarmerie ces derniers jours.
L’atelier « consensuel » au Centre de conférence international à Ivato, les 4 et 5 mars, lui avait confié la mission de consulter différents responsables, afin de pouvoir mettre en place, et dans le plus court délai possible, le gouvernement d’Union nationale.
James Ramarosaona, conseiller spécial du Premier ministre, a confié hier que « à l’occasion de cette consultation, les négociations ont bel et bien lieu, dans la mesure où ceux qui n’avaient pas assisté à l’atelier d’Ivato ont aussi leurs exigences ». Mais par respect de la confidentialité, la voix autorisée du chef de gouvernement s’est abstenue de révéler l’identité de ceux qui ont déjà rencontré le colonel Albert Camille Vital ou son équipe. « Le plus tôt sera le mieux pour la formation du gouvernement d’Union nationale », a-t-il ajouté.
Dans le camp de la mouvance Madagasikara, Mamy Rakotoarivelo a déclaré que quel que soit le rapprochement, le dernier mot revient aux chefs de file des mouvances. Le président du Congrès de la transition suivant l’acte additionnel d’Addis-Abeba a, cependant, estimé le colonel Albert Camille Vital mal placé pour être le meilleur interlocuteur dans cette démarche.
« Albert Camille Vital n’a pas suivi le déroulement des discussions depuis le debut », a-t-il souligné.
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