Une famille, héritière d'une propriété, a échappé à une expulsion. Une personne a prétendu avoir acheté le terrain et la maison.
Un litige foncier a failli mettre une famille à la rue, mardi matin à Béryl Toamasina. Une personne a affirmé avoir acheté le terrain et la maison en question pour la somme de 280 000 ariary, le 2 mai 1989. Or, le vendeur du terrain est décédé le 4 avril de la même année.
L'affaire a été déjà portée devant la Justice. La famille victime a perdu en appel. C'est pourquoi elle a pourvu à un recours en cassation.
Mais sans en attendre l'issue, la dame, soi-disant l'acheteur de la parcelle, s'est présentée, mardi matin, avec quatre policiers et un huissier de justice, afin de procéder à l'expulsion de la famille héritière de la propriétaire initiale.
La présence de journalistes arrivés sur les lieux a dissuadé la dame de poursuivre le délogement.
« L'affaire a commencé par une rumeur de vente de notre terrain. On était surpris par les dires des gens affirmant qu'une personne a vendu notre maison », raconte un des victimes.
« On a alors décidé de porter plainte contre ladite personne pour vente illicite de notre propriété », continue-t-il.
Au procès, le cas s'est avéré être plus grave que les héritiers occupant la maison ont cru. L'acquéreur a prétendu avoir acheté le terrain et la maison à un membre de la famille. Mais le document de justifiant la vente est faux, car la date ne correspondait pas du tout à la réalité, vu que la vraie propriétaire est morte bien avant la date de vente.
Préjudices
« Nous avons gagné le procès en première instance, mais cette décision a été désapprouvée en appel. Alors, nous avons engagé un recours en cassation. Et voilà qu'ils sont venus ici aujourd'hui sans attendre l'issue de notre recours », précise notre interlocuteur.
Il faut aussi savoir que la personne propriétaire de la maison, qui est déjà décédée, a changé de nom le 28 août 1973, selon le registre de l'état-civil de la commune urbaine de Fénerive Est.
Lors du procès en première instance, la soi-disant acheteuse du terrain a écopé d'un an de prison avec sursis et du paiement de 4 millions d'ariary pour les préjudices subis. La balle est actuellement dans le camp de la Justice pour trancher cette affaire.
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