Dakar — Le projet USAID/Education de base (EDB) ambitionne de développer "un plaidoyer fort" pour l'application "des dispositions législatives et réglementaires" concernant la protection des enfants vulnérables, a affirmé jeudi à Dakar Ousmane Pame, le coordonnateur de la Composante enfants vulnérables de cette structure.
"A travers ce projet, nous avons comme ambition de développer un plaidoyer fort afin d'obtenir l'engagement optimal de l'Etat, des élus locaux, des leaders d'opinion pour l'application des dispositions législatives et réglementaires protégeant les enfants", a notamment indiqué Ousmane Pame.
Il s'exprimait à l'ouverture des travaux de l'atelier de restitution de l'étude sur la situation de référence des enfants vulnérables, des daaras, des structures éducatives, des associations et organisations actives dans l'appui aux enfants vulnérables dans les régions de Louga, Dakar, Saint Louis et Matam.
Ce projet va, en outre, "contribuer à la livraison d'une offre d'éducation de base de qualité en prenant en charge 50000 enfants vulnérables, en impliquant 530 maîtres coraniques, pour une subvention de l'USAID d'un montant total de 681.837.708 FCFA", a précisé Ousmane Pame.
Ainsi, les enfants pris en charge bénéficieront, a-t-il expliqué, soit des "programmes d'enseignement élémentaire (34800) soit "des programmes d'enseignement moyen, secondaire et professionnelle (15200)". Dans le même cadre, "près de "7000 enfants, déjà dans le système éducatif vont être appuyés de manière appropriée pour éviter qu'ils ne se retrouvent dans la rue", a-t-il ajouté.
Guitèle Nicoleau, chef du projet, a pour sa part indiqué que celui-ci "s'inscrit dans le cadre du Programme décennal de l'éducation et de la formation (PDEF) qui est une stratégie globale d'amélioration de l'accès et de la qualité du système éducatif au Sénégal. Il se construit sur les acquis et les résultats des interventions antérieures du ministère de l'éducation et de l'USAID".
La vision générale qui se dégage de ce programme est "une communauté éducative engagée et performante en toute équité, en toute pertinence et transparence", a-t-elle ajouté, non sans relever que "si nous travaillons ensemble nous pourrions atteindre cette vision".
"Le Sénégal s'est engagé pour l'éducation pour tous rendant obligatoire l'éducation des enfants de 6 ans à 16 ans. C'est un engagement difficile à tenir sans le partenariat de tous les acteurs concernés", a affirmé Kabir Mbaye, le directeur de l'inspection des daaras qui présidait la séance d'ouverture de l'atelier.
Face au manque de formations des maîtres coraniques, de moyens, d'infrastructures de base de qualité, M. Mbaye a relevé "l'ampleur des moyens à déployer pour résoudre le problème des daaras".
Pour résoudre le problème des daaras, des enfants vulnérables, pour la plupart des talibés, il faudra, a-t-il préconisé, "élaborer un curriculum" et faire "l'état des lieux dans toutes les régions du Sénégal".
Selon lui, "relever ce défi est possible s'il y a une nette synergie entre l'Etat et ses partenaires. Ce projet USAID/EDB participe à cela".
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