La Commission africaine du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt) exhorte les dirigeants du continent à faire respecter les droits des enfants. Ces jeunes africains ont lancé ce cri du coeur hier au cours d'une conférence de presse organisée en collaboration avec Enda Tiers Monde.
Un monde meilleur est possible pour les enfants travailleurs. A défaut d'empêcher aux jeunes de travailler dans des conditions difficiles, le Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt) opte pour la recherche des voies et moyens pour alléger les taches « des bouts de bois de dieu ». « Ces enfants travaillent parce que leurs parents n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins. Nous devons lutter pour alléger leur travail et les aider à développer des activités lucratives », ont lancé les membres du Maejt qui étaient en conférence de presse hier à Dakar.
Une trentaine d'enfants membres de cette structure viennent de boucler deux semaines de réunion à Dakar. Une occasion pour eux de faire le bilan de l'année écoulée de leurs actions dans les groupes de base, associations et coordinations nationales. Ils ont appelé les autorités politiques du continent africain à respecter les droits des enfants, notamment le droit à l'éducation, à la santé, entre autres. Dans leur plan d'action 2010, les enfants ont aussi recommandé aux autorités de concrétiser le droit d'apprendre à lire et écrire. Ils promettent de renforcer la formation et la sensibilisation sur les droits des enfants.
Le Maejt fédère des groupes d'enfants et jeunes travailleurs organisés en groupes de base dans les ateliers de rue, quartiers et villages, en associations dans les villes et en coordination nationales au niveau des pays. Ses membres exercent de petits métiers ou sont en apprentissage professionnel. Ils sont porteurs, employés domestiques, apprentis couturiers, mécaniciens, menuisiers, jardiniers, etc.
Il est présent dans 21 pays dont le Sénégal, la Côte d'ivoire, le Benin. Pour mieux défendre leurs droits, les membres du Maejt entendent jouer leur partition pendant le forum social mondial de 2011 à Dakar. « Nous mettrons la pression sur les dirigeants du continent pour les pousser à mieux prendre en compte nos préoccupations dans les politiques économiques et sociales », ont lancé les responsables du Maejt.

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