Le journaliste doit se mettre à contribution dans la prise en charge des pathologies, surtout quand il peut aider à lutter contre le recours tardif aux soins. C'est la conviction du directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Prévention.
Rien qu'annoncer que 'la prise en charge de la tuberculose est gratuite' participe à l'effort de lutte contre les soins tardifs. La précision est du directeur de cabinet du ministre de la Santé, Farba Lamine Sall, qui présidait l'atelier d'information des médias sur les stratégies nationales de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, organisé par le Réseau des journalistes en santé, population et développement. L'accès tardif aux soins constitue un lourd handicap pour le personnel de santé. 'Au-delà des maladies transmissibles, cette lutte contre les soins tardifs concerne surtout la prise en charge des maladies à soins coûteux comme le diabète, l'insuffisance rénale, le cancer ', souligne le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Prévention. De son avis, l'un des grands défis des maladies à soins coûteux est de réussir à les diagnostiquer précocement. Ce faisant, dit-il, la prise en charge serait moins pénible.
Le partage de l'information dans le domaine sanitaire constitue ainsi un maillon important dans la prise en charge des pathologies. L'information sur le changement de comportement dans les modes d'alimentation et d'hygiène contribue beaucoup dans la prévention des maladies. C'est ainsi que cet atelier vise à amener les communicateurs à produire et diffuser des messages sur la prévention et la transmission du Vih, la nécessité de se faire dépister, de voir le plus tôt possible les techniciens de santé en cas de toux insistante. Il s'agit également de lutter contre la stigmatisation et d'informer sur les efforts de lutte contre ces maladies.
A ce titre, le chargé de la communication du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) s'est félicité de la contribution des médias dans la lutte contre la discrimination et la stigmatisation. Selon Seynabou Mbodj, les personnes vivant avec le virus du Vih avancent de plus en plus à visage découvert en se faisant interviewer à travers les médias. Un pas important dans la lutte contre la pandémie. Ce sentiment est partagé par son camarade de l'Alliance nationale de lutte contre le Sida (Ancs). Selon Madické Diagne, les groupes vulnérables, en l'occurrence les travailleuses du sexe et les homosexuels, constituent une frange sensible qui exprime le besoin d'échanger sur leur vécu. Mais, les réalités sociologiques font que ces derniers craignent les représailles des populations. De ce fait, leur accessibilité pose problèmes aux médias.
La fin de cet atelier du Réseau des journalistes en santé, population et développement a consacré l'installation du bureau pays du Réseau des médias sénégalais engagés dans la lutte contre le sida, la tuberculose et la paludisme (Remestp). C'est notre confrère de la Radio Afia Fm Alassane Baldé qui a été porté à la tête de ce bureau. Cette antenne constitue un démembrement du Réseau africain des médias engagés dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Remastp), dont Mbagnick Diouf de la radio Oxy Jeunes est le secrétaire général adjoint.

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