Kinshasa — Dix jours après l'opération du président Hosni Moubarak en Allemagne, les incertitudes sur son état de santé alimentent les spéculations en Egypte sur l'avenir politique du pays. Mais, quel que soit l'état de santé du président Moubarak, les Egyptiens feraient mieux de respecter la Constitution et de procéder par l'organisation de l'élection présidentielle à l'issue de laquelle le nom du futur président sera connu.
Dix jours après l'opération du président Hosni Moubarak en Allemagne, les incertitudes sur son état de santé alimentent les spéculations en Egypte sur l'avenir politique du pays, a constaté l'AFP.
Face à l'inquiétude grandissante, notamment dans les milieux financiers, la télévision publique a diffusé hier mardi 16 mars les premières images du président âgé de 81 ans depuis qu'il a subi une ablation de la vésicule biliaire et le retrait d'un polype du duodénum le 6 mars. La séquence montre M. Moubarak assis et en robe de chambre, pâle et amaigri, en train de parler à deux médecins à l'hôpital de Heidelberg.
Un bulletin médical diffusé en même temps assure qu'il est «de bonne humeur» et que son état évolue de manière «satisfaisante».
Les interrogations persistent toutefois sur l'après-Moubarak. «Nous faisons face à plusieurs questions: que se passera-t-il s'il arrive un malheur au président, ou s'il est incapable d'exercer ses prérogatives et de finir son cinquième mandat (qui s'achève en septembre 2011)?», demande l'analyste Emad Gad, du Centre Al-Ahram d'études stratégiques et politiques.
«Il y a une inquiétude générale en Egypte et la baisse de la Bourse en est un indice, tout comme il n'y a pas de certitude sur la manière et la forme dont le pouvoir va être transmis.»
RESPECT DE LA CONSTITUTION
La Bourse du Caire avait chuté dimanche et lundi dans un climat marqué par des interrogations sur la santé du président. Elle a toutefois clôturé sur une hausse de 1,77% mardi, après des nouvelles rassurantes sur son état.
Dans la matinée, «des informations ont largement circulé sur le marché sur une apparition du président à la télévision dans l'après-midi», contribuant à la reprise, a affirmé à l'AFP Eissa Fathi, un courtier.
Pour éviter le pire, les Egyptiens feraient mieux, quel que soit l'état de santé du président Moubarak, de respecter la Constitution et d'organiser l'élection présidentielle à l'issue de laquelle le nom du futur président sera connu.

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