Sud Quotidien (Dakar)

Sénégal: Pollution de l'air - Dakar accueille ses premiers centres

La capitale sénégalaise est en phase de se mettre en phase avec les normes internationales dans la prise en charge de la question de la pollution de l'air. Le Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, accompagné du Ministre de l'Environnement, Djibo Leyti Kâ, du Ministre des Transports, Abdou Rahim Agne, en présence du Maire de Dakar, Khalifa Sall et de l'Ambassadrice de la Suède au Sénégal, a procédé hier mercredi 17 mars à l'inauguration du Centre de Gestion de la Qualité de l'Air (Cgqa) de la Cathédrale de Dakar.

« Améliorer la qualité de vie en milieu urbain et rural. Renforcer les capacités de gestion des ressources naturelles. Assurer la veille sur le degré de pollution de l'air dans la capitale. Faciliter l'accès à l'information relative à la qualité de l'air ». Ce sont les principaux objectifs assignés aux cinq centres de gestion de la qualité de l'air désormais disponibles à Dakar. En effet, le Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, accompagné de Djibo Leyti Kâ, Ministre de l'Environnement, du Ministre des Transports, Abdou Rahim Agne, en présence de l'ambassadrice de Suède au Sénégal, du Maire de Dakar, Khalifa Sall, et du Gouverneur de Dakar, a procédé hier mercredi 17 mars à l'inauguration de la station du Boulevard de la République logé à l'intérieur de la Cathédrale.

Outre celle-là, il y a quatre autres stations à HLM 4, à la Médina, à Bel Air et à Yoff. Ce projet lancé il y a quelques années suite au constat de l'impact négatif de la pollution généralement causée par les moyens de transport et les unités de production industrielles est cofinancé par le Gouvernement du Sénégal et le Fonds Nordique pour le Développement à hauteur d'un milliard cinq cents millions FCFA (1 500 000 000 FCFA). « Le centre pourra déterminer et cartographier la dispersion des polluants mesurés. Il constitue à ce titre un excellent instrument de veille et d'alerte, notamment à l'endroit des populations atteintes d'affections pulmonaires et sensibles aux effets de la pollution de l'air », a souligné le Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye dans son intervention.

Et de poursuivre : « Le centre grâce à ses produits et à travers ses activités de communication est un outil de prévention qui renseignera les populations sur les zones concernées par les dépassements des seuils de pollution ». Mieux, dit-il, « le centre permettra au Gouvernement d'identifier des mesures réalistes pour la réduction de la pollution atmosphérique et la préservation de l'environnement ». Dans la même lancée, le Premier Ministre a signalé que le centre sera « d'un grand appui dans l'élaboration d'une politique intégrée de gestion de l'environnement, de la santé et de l'économie ».

C'est la raison pour laquelle il a invité tous les acteurs concernés par les pollutions atmosphériques à se regrouper autour de cet outil pour assurer sa « pérennité ».

« Le nombre annuel de décès dû à la pollution de l'air est en effet estimé par l'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) à 350 000 en Europe, et 1 300 000 dans le monde. Près de 2 000 000 d'enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d'infections respiratoires aiguës aggravées par des risques environnementaux liés à la pollution à l'intérieur des habitations », a révélé Souleymane Ndéné Ndiaye qui a reconnu que « le secteur du transport et de l'industrie contribuent grandement aux émissions de gaz à effet de serre, à la pollution atmosphérique conduisant aux changements climatiques ».

C'est pour cette raison, poursuit-il, que « des mesures sont en train d'être prises à l'échelle de la sous région pour harmoniser les stratégies d'amélioration de la qualité de l'air ». Au Sénégal, dit-il, « la proportion des maladies respiratoires avait déjà atteint un niveau élevé depuis une dizaine d'années notamment chez les enfants en bas âge, en raison principalement de la dégradation de la qualité de l'air ». Face à cette situation, le Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a annoncé que « Dakar va disposer d'un laboratoire équipé d'un système de suivi et de gestion de la qualité de l'air, ainsi que d'un observatoire de la qualité de l'air qui regroupera différents acteurs impliqués dans la problématique de la pollution atmosphérique ».

S'exprimant au paravent, Djibo Leyti Kâ, Ministre de l'Environnement, s'est réjoui de « cet équipement moderne unique en Afrique de l'Ouest pour assurer avec efficacité la veille sur la pollution atmosphérique ». Abdou Rahim Agne, Ministre des Transports, a annoncé qu'il y a « un projet de nouveaux bus qui va prendre en compte les préoccupations environnementales des populations et des autorités ».


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