Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Hauts-Bassins - Zoom sur une région aux nombreux atouts

D'une superficie de 26 606 Km2, la région des Hauts-Bassins est située dans la partie Ouest du Burkina Faso. Elle est composée de trois provinces : le Tuy, le Kénédougou et le Houet dont la ville principale Bobo-Dioulasso, abrite le chef-lieu de région. Les Hauts-Bassins comptent 33 départements, trois communes urbaines, 30 communes rurales et 514 villages pour une population de 1 232 891 habitants.

De l'avis des sociologues, la région des Hauts-Bassins, apparaît comme une exception sur les plans culturels et sociopolitiques. Effet, elle intègre une vingtaine de territoires ethnolinguistiques auxquels viennent s'ajouter des peuples migrants installés depuis la fin du XVIIIe s. Du fait des similitudes culturelles et des mécanismes de prévention, de gestion et de résolution des conflits mis en place depuis des siècles et qui fonctionnent efficacement, ces peuples vivent en bonne intelligence.

Cependant, l'histoire du peuplement de cette région reste peu connue. Malgré une tendance à la baisse, la région des Hauts-Bassins jouit toujours d'une pluviométrie abondante (entre 1200 et 1 500 mm d'eau par an). Les importants cours d'eau, la multiplicité des plaines agricoles et des bas-fonds aménagés et l'ardeur au travail des populations ont bâti la réputation agricole de cette région. D'où son appellation, de « grenier du Burkina, bassins cotonniers et verger du Burkina Faso ».

L'or blanc forme avec le maïs, les mangues, le mil, l'arachide et le fonio, les principales sources de revenus des populations. Du reste, l'agriculture ne constitue-t-elle pas le secteur dominant de l'activité économique ? Elle contribue à ce titre, pour 32% au produit intérieur brut (PIB), assure des revenus à plus de 80% de la population rurale et procure 60% des recettes d'exportation. La culture de contre saison occupe une place prépondérante dans l'agriculture régionale.

La production des cinq dernières campagnes agricoles est estimée à plus de 3 700 tonnes pour l'aubergine locale, 8 000 tonnes pour l'aubergine violette, environ 15 000 tonnes de choux, 2 000 tonnes de gombo, 14 000 tonnes d'oignons plus de 1600 tonnes de poivrons et plus de 6800 tonnes de tomates. En dépit des adversités pluviométriques, la région des Hauts-Bassins arrive à satisfaire aux besoins d'une population toujours croissante et même à exporter son excédent vers d'autres localités.

A côté de ce potentiel, on ne peut passer sous silence, l'élevage, classé au second rang après l'agriculture. Les statistiques de l'enquête nationale sur l'effectif du cheptel (ENEC II) sont révélatrices : 1 214 034 têtes de bovins, 614 371 ovins, 212 587 porcins et 3 700 271 têtes de volailles (poules et pintades).

Jadis cité industrielle prospère, la région des Hauts-Bassins a perdu de son lustre. Le tissu industriel peu diversifié (Etude sur l'industrie burkinabè), reste embryonnaire. On dénombrait 58 entreprises en 2003 et 88 en 2007. Quant au commerce, il se traduit surtout par un secteur informel plus dynamique. Le poids croissant du secteur informel apparaît aussi pour sa part dans l'emploi non agricole qui est passé de 70% en 1985 à près de 80% en 2003.


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