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Afrique: Lutter contre la sous-alimentation occulte

La satisfaction des futurs besoins alimentaires du monde mettra à l'épreuve la capacité et l'ingéniosité des producteurs agricoles de tous les pays. Il ne s'agit pas d'une question uniquement de quantité, mais de qualité. Selon des estimations que l'Organisation de l'alimentation et de l'agriculture (FAO) a faites en 2009, plus de 1 milliard de personnes ne disposent pas de quantités suffisantes d'aliments nutritifs tels que la viande, les oeufs et les légumes.

Un des organismes qui cherchent des solutions à ce problème, la « Micronutrient Initiative », souligne sur son site Internet que lorsque la sous-alimentation occulte est répandue, elle peut maintenir des familles, des localités et des pays entiers dans des cycles de mauvaise santé et de pauvreté.

Les enfants qui souffrent de carences en vitamines et en éléments nutritifs essentiels à leur croissance sont beaucoup plus sujets à des problèmes de santé au cours de l'âge adulte.

La solution la plus désirable, mais aussi la plus difficile, consiste à fournir à la population actuelle et future de tous les pays des aliments abondants et nutritifs. La fourniture de compléments nutritifs, des vitamines sous forme de pilules, ou d'aliments enrichis tels que le sel iodé et le lait auquel on a ajouté de la vitamine D et du calcium constitue aussi d'autres solutions. Une coalition de nombreux organismes d'aide de divers pays, dont l'Agence des États-Unis pour le développement international et l'UNICEF, les ont préconisées dans leur appel commun en faveur d'une action.

Une autre possibilité est aussi la mise au point de nouveaux produits agricoles dotés d'une teneur nutritive plus élevée.

Un organisme de recherche agricole internationale, HarvestPlus, s'oriente vers cette solution en tentant d'accroître la valeur nutritive de sept produits de base cultivés en Asie et en Afrique. Il s'agit des haricots, du manioc, du maïs, du millet à chandelle, du riz, de la patate douce et du blé.

HarvestPlus a pour objectif de commencer la culture d'une variété de haricot dont la teneur en fer est plus élevée que la normale au Rwanda et en République démocratique du Congo, où plus de 50 % des enfants ont un régime alimentaire faible en fer.

Cet organisme met également au point une variété de manioc dont la teneur en vitamine A sera triple de la normale, ce qui permettra ainsi de fournir environ la moitié de la quantité de cette vitamine recommandée pour une bonne vision. Il compte la cultiver au Nigéria et en République du Congo en 2011-2012.

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