Kinshasa — Après Goma, Rutshuru, Kiwanja , l'opération "arme à feu contre 50 dollars" est arrivée à Kanyabayonga le lundi 12 avril 2010. Bien avant l'arrivée du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, une équipe avant-gardiste du PAREC avait précédé en vue de sensibiliser la population de cette partie de la République à se prédisposer pour rendre les armes et recevoir, en contrepartie, la somme de 50 dollars américains.
Le mardi 13 avril, le Président du Parec, avec la grande équipe de son organisation et tous les artistes qui l'accompagnent dans cette mission de pacification typiquement congolaise ont atterri à Kanyabayonga. Faisant d'une pierre deux coups, le Parec, sous la direction de son Président, a poursuivi la sensibilisation, en lançant, en même temps, l'opération proprement dite. Devant une foule nombreuse venue l'écouter pour comprendre le vrai sens de l'opération "arme à feu contre 50 dollars", Daniel Ngoy Mulunda a fait savoir à l'assistance qu'il est envoyé par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, dans le cadre d'une mission de pacification et de réconciliation. Le Parec, a-t-il précisé, n'est qu'un instrument pour aider la population de l'Est, particulièrement celle de Kanyabayonga, à comprendre qu'elle a trop souffert et que le temps est venu de faire la paix, de bannir la haine.
Le lieu de rassemblement étant non loin du bastion des Fdlr, et dans les environs de la zone de mixage des différents Groupes armés qui ont intégré les forces loyalistes, Daniel Ngoy Mulunda a souligné, d'emblée, qu'il n'était pas venu pour traquer les Fdlr. Il vient plutôt pour chercher les armes et les détruire. Sa mission, a-t-il martelé, n'est pas politique. Il ne s'est pas rendu à Kanyabayonga pour chercher à savoir qui a servi qui et dans quel groupe armé. "Abandonner les armes, a-t-il soutenu, c'est contribuer à la paix". Brillant prédicateur, le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda a rappelé à la Population que c'est depuis 15 ans que les gens se battent à l'Est et qu'ils n'ont jamais trouver des solutions.
S'agissant des Fdlr, il leur a lancé un message de paix, en les invitant de rendre les armes et, conformément aux accords de Naïrobi, ils pourront être délocalisés dans des provinces non frontalières au Rwanda, en attendant qu'une solution définitive à leur rapatriement soit trouvée. Les résistants ne s'en prendront qu'à eux-mêmes. Il a saisi cette opportunité pour exhorter les communautés locales à vivre en parfaite harmonie. Bilan de mercredi 14 avril 2010 Pour la journée d'hier, mercredi 14 avril 2010, le Parec a récupéré 66 armes, légères et lourdes, 3750 minutions en vrac. Dans l'entre-temps, la sensibilisation se poursuit. Les chefs militaires de la région étaient étonnés de voir autant d'armes sorties par la population en un seul jour. Ils ont organisé, des jours durant, des opérations de bouclage mais n'ont jamais trouvé une seule arme.
Selon les témoignages recueillis parmi les déposant d'armes, il ressort que ce n'est pas pour les 50 dollars qu'ils viennent rendre les armes. D'autant plus pour certains, ils les ont acheté à 300 dollars voire plus et, pour d'autres, ils ont échangé les armes contre des vaches. Nombreux parmi eux ont reconnu le caractère persuasif du contenu du message du Pasteur Ngoy Mulunda et le Parec. Surtout lorsqu'il met l'accent sur l'amour, la paix et le développement. Notons que l'opération Nicodème se poursuit normalement pour encourager tous ceux sont méfiants ou encore ceux qui ont peur de représailles des ennemis potentiels, à rendre les armes nuitamment.
Les numéros de contact du Pasteur demeurent ouverts pour permettre à quiconque de prendre rendez-vous soit la nuit, soit à des lieux secrets pour rendre les armes. Des T-Shirts, Képis, pagnes sont donnés à la population dans le cadre de la sensibilisation. Des pagnes supplémentaires sont offerts aux femmes qui viennent déposer les armes et autres effets de guerre. Il sied de signaler qu'après Kanyabayonga, le Parec va mettre le cap sur le Grand Nord, notamment vers Beni, Butembo et les environs.
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