Kinshasa — Le mercredi 21 avril prochain, Adolphe Muzito sera à la sellette à l'hémicycle. Rien d'étonnant, cela fait partie des us et coutumes de la culture parlementaire. Quoi de plus normal, qu'après la prise d'assaut de Mbandaka par les Enyele, Adolphe Muzito, en sa qualité de Chef de l'Exécutif national, devra rendre compte ? Cependant, l'interpellation du Premier Ministre à l'Assemblée nationale par une question orale avec débat, quoique l'un des mécanismes auxquels les députés Chose qui étonne quelquefois.
Certains observateurs se posent la question de savoir : « qu'il y aura-t-il de nouveau ? » Peut-être qu'ils peuvent avoir raison car, pour quiconque veut avoir une preuve, il n'a qu'à voir le passé. Jadis, les députés ont eu à tempêter sur certaines questions alors que, pour faire le suivi, ils avaient fait comme le Gouverneur romain, Ponce Pilate. Ceci, est une autre paire des manches. Quoi qu'il en soit, Adolphe Muzito sera bel et bien à l'hémicycle. Pourvu que François Muamba, s'astreigne à la démarche. Le Premier Ministre devra, Ric-rac, répondre à la question orale avec débat en rapport avec ce qui se passe dans le secteur de Charles Mwando et Adolphe Lumanu. Respectivement Ministre de la Défense et Vice-Premier Ministre en charge de l'Intérieur.
Il appert que, les tirs croisés des députés sur Muzito, permettront, non seulement d'élucider la situation nébuleuse des Enyele, mais également d'arrêter des mesures concrètes. L'occasion sera pour le Premier Ministre d'expliquer aux députés nationaux originaires de l'Equateur, ce que son gouvernement a pris comme batterie de mesures lui permettant de mettre fin à l'engeance des Enyele. Comme lors de la défense du budget, le Chef de l'Exécutif national doit se montrer convaincant face aux questions des caciques comme Gilbert Kiakwama, Emery Okundji, Clément Kanku et Martin Mukonkole. Toutefois, l'épisode de la motion incidentielle de Puis Muabilu reste gravé à l'esprit des uns et des autres. A tel point que certains se demandent ce que l'élu du Mont-Amba fera, comme la fois dernière où il était en face de Clément Kanku Bukassa.
Oui, cela avait permis à Adolphe Muzito d'échapper. Depuis lors, les succès remporté dans le processus de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), l'ont crédibilisé au point qu'il devient invulnérable. La vague suscitée par le groupe dit réformateur de Omba et consort a laissé place au « Silence radio ». Apparemment, le mécanisme est devenu inopérant.
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