Kinshasa — Les troupes gouvernementales et la Monuc ont, au cours d'une opération conjointe menée dernièrement dans le Nord-Kivu, tué dix-huit combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L'opération menée conjointement par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), dans la province du Nord-Kivu cette semaine, s'est soldée par la mort de 18 combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).C'était dans la localité de Mungazi, près de Kashebere. Cette révélation est du porte-parole de la Monuc, Madnodje Mounoubaï, lors d'un point de presse hebdomadaire organisé mercredi à Kinshasa.
Le porte-parole a précisé aussi qu'au Sud-Kivu, sur les dix opérations militaires conjointes des FARDC et la MONUC organisées dans le cadre de la seconde phase de l'Opération «Amani leo», huit ont été achevées déjà, tandis que deux sont en train d'être exécutées.
Dans la province de l'Equateur, après l'attaque de la ville de Mbandaka le 4 avril 2010, la situation est actuellement sous contrôle des FARDC. La paix dans l'Est du pays est une question prioritaire pour le gouvernement, pour le pays voisins et pour toute personne éprise de paix et de justice.
Mais, cette paix ne peut revenir tant que les rebelles hutu rwandais n'ont pas déposé leurs armes soit pour retourner dans leur pays, soit pour rester en RDC avec le statut des réfugiés reconnus comme tel par la communauté internationale à travers le HCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés).
On se souvient que la RDC et le Rwanda avaient organisé en janvier 2009, une opération conjointe visant à bouter dehors les FDLR par la force. Mais cette opération n'a pu atteindre ses objectifs, les forces rwandaises s'étant retirées plus tôt que prévu. Les FDLR éparpillés à travers les forêts et les plateaux se sont retournés contre les populations civiles, pillant les villages, brûlant les cases et commentant beaucoup de viols de femmes. C'est ici qu'il faut reconnaître le dur travail mené par les soldats congolais soutenus par la Monuc. Car, même si les FDLR résistent encore, ils n'ont plus la même envergure ni les mêmes moyens qu'avant.
On peut donc espérer qu'avec l'opération «Amani leo», l'essentiel est fait par les FARDC et la Monuc» pour anéantir les forces rebelles rwandaises en divagation qui ne veulent pas aller dans leur pays, cependant que plusieurs membres de leurs familles sont déjà rapatriés par le Hcr.

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