Fraternité Matin (Abidjan)

23 Avril 2010

Cote d'Ivoire: Détection - La Maison de presse sème la graine de l'excellence du journalisme dans les écoles

Abidjan — Encadré

Détection: LA MAISON DE LA PRESSE SEME LA GRAINE DE L'EXCELLENCE DU JOURNALISME DANS LES ECOLES

RASMINA GUEI (DG de MPA) : « DEUX PRIX IGNACE TESSIA ET NAZAIRE BREKA POUR SUSCITER DES VOCATIONS DE JOURNALISTES. »

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Le Conseil de Gestion de la Maison de la Presse d'Abidjan en relation avec l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire avec le soutien des Ministères de la Communication, de l'Education Nationale puis de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a lancé officiellement ce matin à son siège, le « Concours National de Journalistes en Herbe » en présence de Côte d'Ivoire Telcom, le partenaire officiel dudit concours.

Anoma Kanié, directeur de Cabinet représentant, IbrahimSy Savané, le Ministre de la Communication porte-parole du Gouvernant et parrain de cette cérémonie, a salué le Conseil de gestion de la Maison de la presse, pour cette heureuse initiative de lancer officiellement ce « Concours National de Journalistes en Herbe ».

Il s'est réjoui de ce qu'en cette année de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, la presse ait décidé de faire son bilan mais surtout pour les années à venir de « favoriser l'éclosion de talents dans le domaine journalistique, dans les milieux universitaires et scolaires ». Il a souligné la volonté qui est celle des initiateurs de ce concours de faire la promotion du journalisme d'excellence qui trouve toute sa quintessence au travers des prix qui portent les noms de Pierre Ignace Tressia et de Nazaire Breka, deux journalistes émérites trop tôt disparus.

Au-delà de cet honneur, le Ministre Ibrahim Sy Savané dont la parole était portée par son Directeur de Cabinet, a perçu l'essentiel : déceler des aptitudes, à un moment où le secteur de la Presse se trouve à la fois moteur et reflet du développement économique, social, politique et culturel de notre pays. Il alors prodigué des conseils aux journalistes en herbe, qui « s'ils ont l'ambition d'avoir le privilège de dire sur la place publique,ce qu'ils considèrent comme négatif, doivent le faire de façon responsable, en tenant compte du fait que le droit de critique appartient à tout le monde, mais que chacun devrait s'appliquer à l'exercer dans le cadre d'une discipline nationale, de manière à préserver les chances de la paix sociale, de la cohésion nationale ; d'où l'importance majeure de cerner les contours de l'éthique et de la déontologie journaliste ».

Il a donc demandé aux organisateurs de ce concours national de journalistes en herbe, un concept novateur, basé sur le développement de capacités, sur une articulation autour de thèmes majeurs tels que «Le VIH/SIDA, la responsabilité sociétale et surtout la culture de la paix » : «d'élargir la perception aux problèmes de communication globale, abordés par les différentes disciplines telles que ( la Sociologie, la Sémiologie, la psychologie, la linguistique, les NTICS), si ce n'est déjà fait. ». Le Ministre Ibrahim Sy Savané, a recommandé au Conseil de Gestion e la Maison de la Presse d'Abidjan à travers le jury du Concours de « mettre surtout l'accent sur la méthodologie de tout enseignement, les enquêtes et expérimentations, les analyses de contenu, la recherche et analyses de données. Vous pourrez ainsi atteindre votre objectif en faisant de votre initiative comme vous le dites si bien une école de journalisme qui va permettre aux étudiants de s'orienter plus tard dans le métier »

Le Conseiller Technique du Ministre de l'Education nationale, Gnahoua Yao Gaston, a souhaité que le journalisme soit « une école de formation pour un citoyen complet » et a garanti l'accompagnement de son ministère tous les ans pour ce concours. Alexis Ibo, le directeur de cabinet du Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Cisé Ibrahim Bacongo, n'a pas manqué de rappeler aux journalistes que le journalisme est pour le Ministre Cissé Ibrahim Bacongo «Un principe parce que rendre compte des faits n'est pas aisé». Il a dit combien le département de l'Enseignement Supérieur, qui a pris le pari de « faire sortir le système éducatif de la médiocrité pour l'introduire dans la voie de l'excellence » se sent interpellé chaque fois qu'il s'agit de faire la promotion de l'excellence. Comme le laisse transparaître ce concours qui va mettre en vedette ceux qui pourront demain mieux exercer le métier de journaliste.

Josette Barry, présidente du Conseil de Gestion de la Maison de la Presse d'Abidjan a exhorté les journalistes en herbe « à venir dans ce métier non par dépit mais par engagement. ». Elle leur a donc demandé de saisir l'occasion de ce concours pour mieux familiariser avec les réalités de ce métier, qui repose sur la quête permanente de l'excellence dont ils doivent faire leur leitmotiv. Mamery Camara, le président de l'UNJCI a rappelé les exigences du métier du journalisme, notamment savoir faire le distinguo entre les faits et le couple rumeur et commentaire. Il a dévoilé les clés à maîtriser pour réussir ce métier : s'approprier l'éthique et la déontologie, qui constituent le sanctuaire de ce métier.

Daniel Fermine, Directeur général Adjoint de Cote d'Ivoire Telcom, a indiqué que son entreprise qui a de tout temps été le partenaire privilégié et officiel de l'UNJCI, ne saurait ne pas accompagner ce « Concours de journalistes en herbe » au nom de la responsabilité sociale, qui oblige Côte d'Ivoire Telcom à prendre en compte les préoccupations des citoyens. Puis il a affirmé qu'il restait convaincu qu'il sortirait de ce concours «des gens d'exception pour le bien de la Côte d'Ivoire, un pays où la liberté de la presse est une réalité, où la presse bien que parfois partisane fonctionne bien et est un patrimoine du pays »

Mlle Rasmina Gueï, le directeur général de la Maison de la Presse d'Abidjan (MPA) a expliqué au cours de son discours les principes du Concours et présenté le jury national président par Zio Moussa, président de l'OLPED.

Le Concours National de Journalistes en herbe, vise deux catégories : Une catégorie Lycées et Collèges qui part de la classe de 3ème à la terminale, dénommée catégorie Junior, une catégorie Grandes Ecoles et Universités, dénommée catégorie Senior. Chacune des catégories du concours, précise le DG de MPA, porte le nom et rend hommage à deux journalistes émérites disparus et qui avaient à cà "ur d'encadrer les plus jeunes et de leur inculquer les valeurs intrinsèques du journalisme.

Le Prix Ignace Tressia du journalisme en herbe pour la catégorie senior et le Prix Nazaire Breka du journalisme en herbe pour la catégorie Junior, vont donner lieu à des compétitions nationales avec des présélections régionales à Abengourou, Abidjan, Bouaké, Daloa, San-Pedro et Yamoussoukro. Ces présélections seront couronnées par une grande finale qui va récompenser les meilleurs des six régions cibles. Mais pour prendre part, il va falloir satisfaire à plusieurs critères : être âgé de moins de 30 ans, être régulièrement inscrit dans une école, grande école ou une université et ne jamais avoir exercé dans une quelconque entreprise de presse.

Les candidats auront à fournir une production ou à rédiger un article à compter du 23 avril jusqu'au 5 mai 2010. Cette production doit être un article de presse illustré par des photos ou une production audiovisuelle. Les articles et ou productions audiovisuelles doivent traités pour cette 1ère édition, de neuf thèmes majeurs : Les NTIC, le changement climatique, la culture e la paix,le Sida, la responsabilité sociétale,l'Agriculture, l'Insalubrité, le Développement durable, l'Ecole ivoirienne. Le Comité d'organisation du Concours a identifié des centres de collecte au niveau régional où les candidats pourront déposer leurs productions. Lesquels centres serviront par ailleurs pour les présélections régionales. Ainsi toutes les écoles, grandes écoles et universités de la Côte d'Ivoire ont été retenues : Pour le Sud, le Lycée classique d'Abidjan. Pour l'Est ; le Lycée Moderne d'Abengourou. Au Sud-est, le Lycée INagohi de san-pedro. A l'Ouest, le Lycée 2 de Daloa. Au centre, le Lycée scientifique de Yamoussoukro et pour les établissements du nord, le Lycée St Viateur de Bouaké

Le jury présidé par Zio Moussa va réceptionner les différentes productions et les différents articles, qui auront été dans un premier temps évalués par chaque jury régional qui devra désigner trois nominés par catégories soit un total de trente lauréats pour les six régions retenues.

Les meilleurs articles et productions audiovisuelles seront récompensés de façon générale, selon le classement par un trophée, des livres, des dictaphones, des clés USB, un ordonnateur et un stage dans une entreprise de presse.

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