La journée internationale de lutte contre le paludisme s'est célébrée sur le triangle national dimanche 25 avril mais, pour des besoins d'implication d'un plus large public la région du Nord-Ouest a joué les prolongations lundi 26 avril 2010. Plus de deux cent personnes, et de nombreux conducteurs de motos taxis, dans un flonflon inestimable, ont pris d'assaut les artères de la cité capitale du Nord-Ouest.
Sous la conduite de Vitalis Tanteh, responsable régional de l'Association camerounaise pour le marketing social (ACMS) et de Dr. Kwake Fozo de l'unité de lutte du paludisme, ces centaines de personne ont marché dans la ville de Bamenda. L'objectif de cette descente dans la rue visait à sensibiliser mieux, conscientiser la population sur les ravages causés par le paludisme dans le Nord-Ouest et partant en Afrique. « Le paludisme reste la maladie la plus meurtrière en Afrique en général et au Cameroun en particulier. Les plus vulnérables sont des enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes » laisse entendre Vitalis Tanteh pour qui « à un certain moment il faut créer un grande conscientisation à travers de telle marche ».
Sur les pancartes on pouvait lire : « Dormir sous une moustiquaire imprégnée est la solution efficace et moins chère pour combattre le paludisme » « protégeons nos enfants contre le paludisme et faisons d'eux des stars de demain ». Pour le Dr. Simon Kwake Fozo, bien que le taux de morbidité soit en baisse dans la région, cela n'empêche pas qu'on accentue la conscientisation de la masse : « Il y a trois ou quatre ans, le nombre de personnes qui étaient consultées pour le paludisme dans nos formations sanitaires était autour de 50%, mais depuis 2008-2009, nous constatons une baisse du taux de morbidité qui était en 2008 de 33% et en 2009 nous sommes déjà à 28%.
C'est dire que la lutte contre le paludisme porte les fruits». Il a salué cette marche qui rentre en droite ligne des actions entreprises par le comité nationale Roll back malaria. Entre autres stratégies, Dr. Kwake cite : « la première, c'est un traitement prompt et correct du paludisme ; la prévention en second et le troisième axe c'est la communication pour le changement de comportement. Dans les techniques de communication on peut le faire par les médias de masses. Il y a des marches comme celle-ci, des démonstrations et manifestations que nous avons organisées aujourd'hui (26 avril) surtout pour sensibiliser les populations »
Vitalis Tanteh a justifié l'organisation de cet évènement à Bamenda lundi 26 au lieu de dimanche 25 avril (jour J) par le souci d'impliquer un large public impressionnant. Le dimanche étant un jour de culte, le message n'aurait pas atteint bon nombre de citoyens si on maintenait l'organisation le 25 avril. La marche les a conduit de la délégation régionale de la santé publique du Nord-Ouest en passant par le marché des vivres, city chemist Round about, avenue commercial, T junction, Metta quater, jusqu'au au point de départ. On a également remarqué la collaboration de l'association des journalistes qui à "uvre pour la lutte contre le paludisme (CAMAN), la Cameroon media against Malaria. Laquelle association remettra demain, vendredi 30 avril, un prix de la chanson aux meilleurs artistes de la région qui auront composé un opus sur cette maladie qui tue plus que le SIDA.

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