Des parlementaires africains réunis à Dakar demandent à l'Organisation des nations Unies (Onu) de voter une résolution interdisant l'excision. Des parlementaires africains appellent la 65e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à adopter une résolution solennelle qui interdit les mutilations génitales féminines dans le monde.
Originaires des 28 pays du continent où les mutilations génitales féminines sont pratiquées, ces députés et sénateurs ont clôturé, avant-hier un forum interparlementaire sur les mutilations génitales féminines organisé par le ministère de la Famille, de la Sécurité alimentaire, de l'Entreprenariat féminin, de la Microfinance et de la Petite enfance et l'Assemblée nationale en collaboration avec plusieurs organisations non gouvernementales.
Dans une note intitulée « Déclaration de Dakar sur l'harmonisation des instruments légaux interdisant les Mgf », les parlementaires ont également demandé aux gouvernements de la Cedeao ainsi qu'à la Cedeao et l'Ua de porter et faire adopter cette résolution en 2010. Justifiant leur position, les parlementaires disent être engagés à poursuivre la mise en oeuvre des mesures législatives nécessaires à sa pleine application dans leurs parlements respectifs. Ils ont affirmé être conscients que la loi est un élément essentiel pour la prévention et l'élimination des mutilations génitales féminines. Députés et sénateurs ont considéré aussi que les mutilations génitales féminines, en tant qu'atteinte aux droits humains, constituent un défi pour la communauté internationale nécessitant une réponse cohérente des Nations-Unies.
Réaffirmant que les mutilations génitales féminines constituent une violation flagrante des droits des femmes et des filles, les parlementaires ont félicité les chefs d'Etats africains pour l'adoption du protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes qui stipule, en son article 5, qu'il est nécessaire d'interdire, par des mesures législatives assorties de sanctions, toutes formes de mutilations féminines. Ils ont salué la rapide entrée en vigueur du protocole.
Comments Post a comment