Kinshasa — Les observateurs de l'Union africaine (UA), qui sont arrivés en Ethiopie le mardi 18 octobre 2010 pour suivre les élections législatives dans ce pays, sont, d'après la Pana, en proie à une crise de crédibilité. Ce qui doit davantage influencer le Premier ministre Meles Zenawi à organiser un scrutin transparent afin d'épargner l'Ethiopie des contestations et violences post-électorales.
Les observateurs de l'Union africaine (UA), qui sont arrivés en Ethiopie le mardi 18 octobre 2010 pour suivre les élections législatives dans ce pays, sont, d'après la Pana, en proie à une crise de crédibilité, due à l'approche de l'UA consistant à conclure à l'absence de problèmes, simplement parce qu'elle n'a rien vu.
L'ancien président du Botswana, Ketumile Masire, a rejeté auparavant des plaintes formulées par les partis de l'opposition éthiopienne, selon lesquelles les observateurs de l'UA risquaient de ne pas être impartiaux dans leur travail.
«Si elle (l'opposition éthiopienne) n'a pas confiance en la mission d'observateurs de l'UA, elle doit en apporter des preuves, sinon cela constituerait un préjugé sur la mission», a indiqué l'ancien chef de l'Etat du Botswana et président de cette équipe de l'observation africaine face à des journalistes et en présence des 70 observateurs sélectionnés pour ce travail.
SCRUTIN TRANSPARENT
La coalition de l'opposition éthiopienne, Medrek, composée de huit partis politiques, a indiqué en avril qu'elle doutait de l'impartialité des observateurs de l'UA et qu'elle n'avait pas confiance en la mission de l'UA qui avait observé les élections de 2005.
Cependant, les observateurs ont affirmé que leur crédibilité ne devait pas servir de sujet de discussion, en prélude aux élections, étant donné que la mission comprenait de hauts responsables d'organes électoraux et d'éminents dirigeants originaires de tout le continent.
Il a indiqué que les observateurs allaient accorder une attention particulière à la conduite des élections, notamment du vote pour l'élection des 547 parlementaires du pays et à l'annonce des vainqueurs.
L'Ethiopie est dirigée par un système parlementaire où, comme en Grande-Bretagne, le parti disposant de la majorité au Parlement est appelé à diriger le gouvernement. Le premier ministre Meles Zenawi ferait mieux de déployer des efforts considérables pour l'organisation d'un scrutin transparent afin d'épargner l'Ethiopie des contestations et violences post-électorales.

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