Après le rendez-vous manqué du 27 mai dernier, les diplomates africains ont voulu en savoir plus sur Elecam et sur l'évolution quatre ans après l'atteinte du point d'achèvement.
On imaginait bien que les raisons du report sine die de la rencontre le 27 mai dernier à l'initiative allaient figurer d'entrer dans l'allocution introductive de Henri Eyebe Ayissi hier. Le ministère des Relations extérieures, en compagnie de sept autres de ses homologues du gouvernement, procédait à l'ouverture de la rencontre politique entre notre pays et les chefs de missions diplomatiques des pays membres du Groupe africain du cercle diplomatique accrédité au Cameroun.
Face à la quinzaine d'ambassadeurs et chargés d'affaires présents, le ministre des Relations extérieures a expliqué ce que nous indiquions déjà dans ces mêmes colonnes dans notre édition du 28 mai dernier. A savoir qu'il était question de la tenue dans les mêmes locaux de ce département ministériel, d'une autre réunion, celle-là préparatoire au sommet Afrique France qui devait s'ouvrir à Nice en France quelques jours plus tard.
Occasion au passage pour Henri Eyebe Ayissi, de régler quelques comptes à tous ceux qui avaient vu dans ce report qui n'avait pourtant pas respecté les usages diplomatiques, une certaine négligence, voire quelque mépris de la part des autorités camerounaises à l'endroit des diplomates africains.
Sur l'ordre du jour de la rencontre d'hier, dont l'essentiel des discussions s'est tenue à l'abri des hommes et femmes de médias, l'on a noté comme une divergence, entre le gouvernement camerounais qui, par la voix du ministre des Relations extérieures a annoncé des travaux en 4 points et le cercle diplomatique de Yaoundé. Ce dernier par la voix de son président, Yoossem-Kontou Noudjiamlao, ambassadeur du Tchad au Cameroun, a indiqué que ses collègues et lui-même avaient proposé un ordre du jour qui tenait en neuf points dont l'évolution des institutions de la Cemac et la position du Cameroun sur la situation au Proche Orient, les privilèges et immunités diplomatiques en rapport avec la Convention de Vienne de 1961 et 1963, la situation du Cameroun quatre ans après l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte, et surtout Elections Cameroon.
Elecam
On a bien admirer le « tacle » du diplomate chinois sur la presse lorsqu'il a tenu à préciser à ce niveau que «nous ne sommes pas dans la dynamique de l'amalgame que font les hommes de médias», pour indiquer que le Groupe africain veut simplement des éclaircissements sur l'évolution des démembrements de cet organisme sur le terrain. Henri Eyebe Ayissi a simplement reconnu que ces points pourraient faire l'objet d'une session qu'il avait d'ailleurs du mal à définir, la rencontre entre le gouvernement camerounais et le groupe africain étant programmée une fois par an.
Le ministre camerounais des Relations extérieures qui a indiqué que le Cameroun a choisi de partager avec ses hôtes sur les relations entre son département ministériel et le groupe africain, la stratégie camerounaise de la croissance et de l'emploi à l'horizon 2035 et le recensement général de la population et de l'habitat réalisé au Cameroun entre 2005 et 2010, a notamment indiqué que, ceux de ses collègues du gouvernement prenant part à la rencontre d'hier allaient pouvoir répondre à certaines préoccupations des diplomates.
Même si l'on a pu remarquer que, au rang des directeurs généraux invités pour la rencontre, dont Bernadette Mbarga du Bureau central de recensement et des études de population (Bucrep), Marthe Angeline Mindja de l'Agence de promotion des investissements (Api), on ne trouvait dans la salle, aucun représentant de Elections Cameroon (Elecam). Ce qui aurait pu laisser croire que le sujet n'allait nullement figurer à l'ordre du jour des travaux. La rencontre d'hier se voulait, à en croire les deux parties, un moment d'échange et de dialogue sur la situation du Cameroun, le pays d'accueil de ces chefs de missions diplomatiques.
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