Le vice-Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Jean Nkueté, convie les agriculteurs à s'adapter à l'agriculture de seconde génération.
La saison agricole 2010 est sur les rails dans le septentrion. Le vice-Premier ministre, ministre de l'Agriculture et du Développement rural a procédé au lancement solennel de cet événement du monde rural, le 17 juin, à la place de l'indépendance de Ngaoundéré. En présence du gouverneur de la région de l'Adamaoua, Enow Abrams Egbe, préfet de Haman Dahirou, alors préfet de la Vina, du représentant de la FAO au Cameroun, des directeurs généraux des sociétés intervenant dans le domaine agricole, de quelques personnalités administratives, politiques, judiciaires, traditionnelles et culturelles. Une bonne poignée d'agriculteurs venus de quatre coins des trois régions septentrionales ont également honoré de leur présence l'événement.
Jean Nkueté a procédé à la distribution des intrants et équipements agricoles d'une valeur de 100 millions de francs aux trois régions septentrionales (l'Extrême-Nord, le Nord et l'Adamaoua). Dans les détails, les intrants sont constitués d'engrais, de pesticides, herbicides... Pour les équipements agricoles, il s'agit de pulvérisateurs, de porte-tout, des brouettes, des bottes, des machettes, des tracteurs... Le vice-Premier ministre a également annoncé le don de 1000 tonnes d'engrais qui seront convoyés aux agriculteurs dans les prochains jours. La région de l'Extrême-Nord s'en tire avec dix tracteurs battant pavillon libyen qui doivent permettre l'expérimentation de l'agriculture mécanisée dans certaines localités. Lesquels tracteurs sont déjà arrivés à destination le 16 juin. Deux autres tracteurs et quelques matériels sophistiqués d'irrigation sont aussi offerts à tout le septentrion pour booster la culture de maïs dans cette partie du pays.
Cette série de bonnes nouvelles constitue une réponse aux doléances du monde rural de cette partie du pays, régulièrement en proie à la famine dans l'Extrême-Nord, une partie du Nord et au conflit agro-pastoral récurrent dans l'Adamaoua. Les différents orateurs qui ont précédé le vice-Premier ministre ont évoqué les difficultés des agriculteurs : l'accès aux intrants agricoles, aux crédits, la pauvreté du sol Et ce n'est pas un fait du hasard que la ville de Ngaoundéré ait été choisie pour abriter la cérémonie du lancement de l'année agricole. De par son potentiel agro-climatique, l'Adamaoua est une zone de transition entre les forêts du sud et les savanes du nord. Et pour le vice-premier ministre Jean Nkueté, l'Adamaoua offre aussi, de par son étendue, un cadre idéal pour la mise en oeuvre de l'agriculture de seconde génération.
Dans son discours de lancement placé sous le triple signe de l'accroissement significatif des productions, de la mise en place du plan d'urgence et de la préparation du comice agro-pastoral d'Ebolowa, le vice-premier ministre, Jean Nkueté, s'est étendu longuement sur la notion de l'agriculture de seconde génération. Concepts qui constituent, selon lui, le socle de la politique agricole du président Paul Biya pour booster la production agricole, équilibrer la balance économique actuelle largement déficitaire du fait de la relégation de l'agriculture au second plan et résorber le chômage des jeunes. Selon Jean Nkueté, cette agriculture appelle toutes les composantes sociales à négocier une transition vers la mécanisation de l'agriculture actuelle. « Il s'agit de quitter l'agriculture de la daba à celle des tracteurs, des moyens modernes, pour la mécanisation, l'irrigation, afin d'accroître la production et booster la vente à l'intérieur et dans les pays voisins », a martelé le vice premier ministre en conviant les paysans à plus d'effort, de sens de devoir et de dévouement en 2010.

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