Kinshasa — Alors qu'il était fixé à la date du 5 juillet, le procès Bemba ne pourra commencer que le 14 du même mois, à la CPI. Cette fois-ci, cette dernière procrastination renvoie à une date à laquelle les français seront en fête, commémorant la prise de la Bastille. Inlassables, le collectif d'avocats de Jean-Pierre Bemba doit s'armer d'une grande patience dans son déploiement d'efforts visant à sortir leur client de serres de la Cour Pénale Internationale (CPI).
Même si par malheur, jusque-là, toutes leurs tentatives n'aboutissent pas. C'est le cas du dernier désappointement dû au rejet de la dernière requête d'irrecevabilité introduit par eux à la Chambre de 1ère instance 3 de la CPI.
Contrairement à leur voeu de voir la CPI se dessaisir du dossier de leur client, les juges de cette chambre, évoquent l'article 17 du Statut de Rome, pour justifier la non-satisfaction du dossier Bemba aux normes de cas d'irrecevabilité. A ce stade, quoi qu'il en soit, d'aucuns estiment que les avocats de Bemba doivent aller en appel. Etant donné que cette possibilité leur est reconnue. Dans un cas pareil, ce n'est pas peu de chose. Quelques questions se posent donc : « Outre faire appel, que doivent faire les avocats du Sénateur J-P Bemba ? Vont-ils jeter le manche après la cognée ? ».
Personne n'ignore que la République Centrafricaine tient à poursuivre Bemba. Maintenant, comme cela se passe dans tous les procès, l'heure doit être, pour le collectif d'avocats de Bemba, au fourbissement d'armes juridiques. Me Kilolo et tous ses collègues devront efficacement, à partir du mercredi 14 juillet, affronter Louis Moreno Ocampo pour toucher le haut du pavé dans ce dossier. De la même manière qu'ils se sont déployés depuis l'arrestation du Président du MLC au mois de mai 2008, au lieu de céder à la lassitude, les avocats du chairman doivent réunir l'arsenal juridique nécessaire pour battre en brèche les arguments de Moreno.
Au MLC où Christian Kambinga, le Secrétaire Général du MLC en charge de la communication a toujours clamé haut et fort que, l'arrestation de J-P Bemba est politique, François Muamba Tshishimbi soutient mordicus que le dossier Bemba est vide. Cependant, certains juristes circonspects pensent que, au lieu que les avocats de Bemba continuent à perdre du temps dans les procédures, chose qui n'est qu'à l'avantage de la CPI, mieux vaudrait passer directement au dit procès. Sinon, la CPI qui balbutie encore, tire bénéfice de ces expériences qui lui serviront comme jurisprudence.
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