Kinshasa — Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a annoncé le week-end, avoir mis fin à l'administration parallèle depuis le 14 juin, jour de l'installation officielle de l'administrateur adjoint du territoire de Masisi issu de ce parti.
Selon le ministre Lambert Mende, cité par radio Okapi, le gouvernement se réjouit de bonnes dispositions du CNDP et espère que cela se vérifiera sur le terrain. Pour le ministre de la Communication et des Médias, il n'a jamais été question que les accords entre le gouvernement et le CNDP soient appliqués en violation de la Constitution du pays. «Ni le CNDP ni le gouvernement n'ont annoncé en 2009 une intention quelconque d'exécuter ces accords en violation de la Constitution congolaise.
Les choses ont commencé au niveau de la réintégration au sein des Forces armées, les choses se poursuivent maintenant avec la réintégration à la vie civile et ce qu'ils appellent l'intégration politique. S'ils pensent à autre chose, ils doivent vivre avec l'idée que ces choses se feront, mais conformément aux lois congolaises. On ne peut pas résoudre les problèmes de la paix en violant la Constitution. Ce serait la meilleure façon de préparer le chaos et la confusion dans le pays. Je pense qu'il faut faire un effort pour faire se rencontrer les conditions qui permettent à ce que les choses se fassent sans que le peuple congolais soit violenté dans sa volonté qui est compilée dans la Constitution ».
Les observateurs de la vie politique voient dans la déclaration du CNDP, un pas de plus dans le sens de l'intégration lente et sûre de toutes les forces vives jadis en rébellion, dans toutes les structures et institutions du pays. On se souviendra que certains groupes armés opérant dans l'Est de la RDC reprochent au gouvernement de ne pas respecter les accords qu'ils ont signés ensemble à Goma, au Nord-Kivu. L'une de leurs revendications concerne justement l'intégration des membres de ces groupes dans l'armée, la police, le gouvernement et l'administration publique. Ils considèrent que le gouvernement est lent à réaliser ses promesses et trouvent que leurs attentes deviennent trop longues.
Or, du côté du gouvernement, on estime que les choses doivent se faire méthodiquement, dans l'ordre et selon le plan de façon à respecter les textes légaux et la Constitution du pays. On pense aussi qu'il faut tenir compte de certains paramètres notamment les possibilités financières.

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