Le Soleil (Dakar)

29 Juin 2010

Sénégal: Programme national de biogaz domestique - Huit mille bio-digesteurs seront installés dans le bassin arachidier

Longtemps confronté à la problématique de l'approvisionnement en énergie et plus particulièrement à l'accès aux services énergétiques, le monde rural va bientôt être servi, grâce au Programme national de biogaz domestique (Pnb), mis en oeuvre par le gouvernement du Sénégal. L'annonce est faite que le ministre d'Etat en charge de l'Energie, Samuel Sarr, assistera, dans deux mois, à la naissance de la première flamme conçue au niveau bio-digesteur de Kaffrine.

Les conséquences néfastes sur l'environnement, liées à la prédominance des combustibles ligneux dans la consommation finale des ménages, ont amené l'Etat du Sénégal à élaborer et à adapter la lettre de développement du sous secteur des combustibles domestiques, tout en veillant à la préservation des ressources forestières. Toutefois, l'objectif est d'assurer de manière durable l'approvisionnement des ménages urbains et ruraux en énergie de cuisson.

C'est justement là, tout l'intérêt et la pertinence du Projet national biogaz (Pnb) dont les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine constituent la zone d'intervention dans une première phase de quatre ans (2009-2013). C'est à une véritable révolution silencieuse que le gouvernement, par le truchement du ministère de l'Energie, a procédée, en lançant ce programme porteur dans le bassin arachidier, une zone tout à fait indiquée pour abriter la phase-test. Selon le directeur de cabinet du ministre d'Etat en charge de l'Energie, Ousseynou Bâ, qui a participé, aux côtés du gouverneur Fabacry Bodian, au Crd spécial consacré à ce programme, les résultats obtenus sont à la hauteur de l'espoir que ce projet a suscité dans les zones rurales et périurbaines. « D'ailleurs, dans deux mois, le ministre d'Etat Samuel Sarr allumera, ici même à Kaffrine, la première flamme, depuis l'un des bio-digesteurs réalisés dans le cadre du projet », a fait noter M. Bâ dont l'annonce a soulevé une salve d'applaudissements.

A son avis, le biogaz, au même titre que d'autres types d'énergies renouvelables, s'inscrit dans le cadre de la politique de diversification des combustibles domestiques pour contribuer à l'accès des populations aux services modernes de cuisson, conformément aux objectifs du millénaire pour le développement et au livre blanc de la Cedeao. L'avantage de la cuisine au biogaz est qu'elle contribue à la réduction des prélèvements au niveau des formations forestières et dispense aux femmes la corvée du bois. Aussi, l'effluent qui résulte de la production du biogaz constitue-t-il un engrais organique plus riche que le fumier dont l'utilisation pour la fertilisation des champs permet de réduire la consommation d'engrais chimiques, ce qui impacte sur la balance de paiement et sur l'amélioration des rendements agricoles. S'il est vrai que les avantages qu'offre le biogaz sont évidents, l'acceptation et l'adoption de cette nouvelle technologie par les ménages exigent une large campagne d'information et de sensibilisation.

Sur ce point, Ousseynou Bâ a invité les autorités locales à accompagner le projet dans l'exécution de son plan de communication et d'information dont la présente réunion constitue le point de départ. Avant de terminer, il a réitéré ses remerciements aux partenaires qui accompagnent le gouvernement du Sénégal dans la mise en oeuvre de ce programme, notamment les Ong néerlandaises que sont Hivos et la Snv. Après l'exposé, des présidents de communautés rurales, des partenaires techniques et locaux du projet, ainsi que les paysans et éleveurs de la région de Kaffrine, ont salué la naissance de ce programme et félicité le président de la République et le ministre d'Etat, ministre de l'Energie pour cette initiative novatrice qui va certainement sortir le bassin arachidier de l'obscurité, alléger les travaux des femmes et préserver l'environnement.

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