Abidjan — La Conférence des Nations unies sur le cacao ouverte le 21 juin dernier à Genève a clos ses travaux vendredi 25 juin sur une note positive.
Après d'âpres discussions, la Conférence a accouché d'un nouvel Accord international, le 7ème du genre depuis l'accord international de 1973. Cet accord révèle des changements importants, au regard de sa portée, du renforcement de son mandat qui confère un rôle accru à l'Organisation internationale du Cacao, dans sa mission de prise en compte et de défense des intérêts des membres producteurs et consommateurs de cacao.
Le nouvel accord international consacre la contribution et l'important rôle de l'industrie du cacao dans la lutte contre la pauvreté et son élimination, en particulier dans les pays producteurs, tout en assurant tout à la fois le bien-être aux petits exploitants et la sécurité macro-économique aux pays producteurs. D'autant qu'il existe des corrélations évidentes entre dépendance à l'égard des produits de base et pauvreté.
Les objectifs assignés à ce nouvel accord international sur le cacao, qui intègrent toutefois ceux renforcés hérités de l'accord international de 2001, méritent d'être mis en exergue, comme le fait remarquer, le président de la Conférence, l'Ambassadeur Guy Alain Gauze, notamment la promotion hardie d'une économie cacaoyère durable fondée sur les dimensions économiques, sociales et environnementales, le développement équilibré de l'économie cacaoyère mondiale assorti de l'objectif sous-jacent de prix justes qui rémunèrent les efforts de production et d'amélioration de la qualité des exploitants agricoles, en particulier le plus fragiles d'entre eux, le transfert de technologie au profit de la chaîne des valeurs producteurs ainsi que l'appui à la recherche destinée à améliorer la cacaoculture et, la promotion de la transparence du marché au bénéfice des pays producteurs et des pays consommateurs afin les analyses prospectives des évolutions à terme des prix en précision et en crédibilité.
Le nouvel accord avec le comité économique, qui remplace le comité du marché de l'accord international de 2001, se dote d'un véritable outil de veille stratégique de la situation et des évolutions du marché, de ses fondamentaux (production, consommation, stocks, projet) et de toutes les questions qui concourent à la vie et à la dynamique de l'économie cacaoyère mondiale. Cette innovation majeure dans le 7ème accord international sur le cacao, est amplifiée par l'admission de personnalités non institutionnelles réputées être des experts compétents en matière de cacao associés aux délibérations de Conseil International du Cacao afin de lui conférer un professionnalisme accru et une crédibilité renforcée . Ce qui a fait dire à l'ambassadeur Guy Alain Gauze, président de la Conférence des Nations unies sur un nouvel accord sur le cacao que le nouvel accord est « un Accord international citoyen et un instrument de coopération économique », conçu pour une durée de 10 ans avec une clause de révision éventuelle à mi-parcours et une possibilité de prorogation de deux fois cinq (5) ans.
Dans cet accord, la mission assignée à la Commission consultative sur l'économie cacaoyère mondiale comme espace privilégié d'un dialogue interactif entre experts du secteur public et ceux du secteur privé a été renforcée et cette commission va formuler des avis et des recommandations pertinents pour orienter le conseil international sur les questions d'intérêt général et stratégique pour le secteur cacaoyer notamment : l'évolution structurelle des fondamentaux du marché ; les moyens de renforcer la situation des exploitants par le biais d'organisations en vue d'améliorer leur niveau de vie et la promotion de la consommation.. Il faut faire remarquer qu'au plan technique, le nouvel accord, est composé d'un préambule, une innovation de taille, de 18 chapitres désarticulés en 66 articles et 3 annexes. Il est un instrument de coopération internationale nord/ sud qui reflète la volonté de ses parties contractantes de faire collectivement front aux enjeux et aux défis de la nouvelle configuration de l'économie cacaoyère mondiale auxquels ils sont confrontés dans un environnement économique et financier mondial qui développe de nouveaux paradigmes, constate Guy Alain Gauze.
Source : Représentation permanente de Côte d'Ivoire à Genève, près l'OMC et les autres institutions de l'Onu.
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