Kinshasa — Le président sortant Pierre Nkurunziza est sorti largement vainqueur de l'élection présidentielle du 28 juin2010 avec un taux de 91,62%, selon les résultats provisoires annoncés par le président de la Commission électorale nationale indépendante. Cette victoire écrasante est, cependant, loin d'assurer la cohésion nationale au Burundi et relance le débat sur le rôle des progrès démocratiques en Afrique.
Le président sortant Pierre Nkurunziza est sorti largement vainqueur de l'élection présidentielle du 28 juin avec un taux de 91,62%, selon les résultats provisoires annoncés par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et repris par l'Afriscoop et Chine nouvelle dans leurs éditions d'hier 2 juillet.
Sur les 3.553.372 électeurs qui s'étaient fait enrôler pour toutes les cinq élections (communales, présidentielles, législatives, sénatoriales et collinaires), 2.735.758 se sont présentés dans les bureaux de vote, soit un taux de participation de 76,98%).
Le président sortant a reçu 2.735.758 voix et son grand électorat se retrouve dans la province de Karusi (centre) avec 97, 6% , suivie par Ngozi, sa province natale (nord) avec 96,6%.
Les provinces de Bujumbura rurale (fief du parti FNL, ex- rébellion), de Bururi et la Mairie de Bujumbura ont voté pour le président Nkurunziza respectivement pour 72,6 %, 73,8 % et 73, 44 %, soit les taux les plus bas de toutes les autres provinces. La diaspora a également voté avec un taux de participation de 78,5% et a voté pour Pierre Nkurunziza avec un taux de 77,19%.
COHESION NATIONALE
En dépit de cette victoire écrasante de Pierre Nkurunziza, l'élection présidentielle du 28 juin 2010 est loin de promouvoir la démocratie et la cohésion nationale dans ce pays meurtri par une guerre d'usure ayant provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes.
Car, les partis d'opposition regroupés au sein de l'Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi ( ADC-IKIBIRI ) ont , à en croire Chine nouvelle, accusé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d'avoir organisé cette présidentielle au profit du seul candidat Nkurunziza.
L'opposition a, cet effet, déclaré qu'elle ne reconnaîtra pas les résultats de cette présidentielle dont la victoire était connue d'avance.
Ce qui fait dire à un analyste que la réélection du président Nkurunziza relance désormais le débat sur le rôle des élections dans les progrès démocratiques en Afrique.

Comments Post a comment