Le Soleil (Dakar)

Afrique: Taux de pénétration du mobile - Passer de 49 à 61% en 2018

Selon Pauline Bend de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (Ipao), il importe de « veiller à ce que la libéralisation du commerce des services Tic soit le plus favorable aux entreprises et aux usagers » en Afrique, la région du monde où les revenus sont les moins élevés et où le coût des Tic est pourtant le plus élevé.

En partenariat avec le Centre canadien de recherche pour le développement international (Crdi) et le Centre de recherches économiques et sociales (Cres), l'Ipao organise un atelier multi-acteur d'échanges et de validation des résultats des recherches sur les enjeux régionaux et internationaux de la libéralisation du commerce des services Tic. L'atelier entre dans le cadre du projet Libéralisation internationale du commerce des services Tic : enjeux pour le secteur privé et implications pour la mise en oeuvre des politiques publiques en Afrique de l'Ouest (Licom). D'où toute son importance, vu qu'avec un taux de croissance du téléphone mobile de 49%, l'Afrique se situe en tête, devant l'Asie (27%), alors que le taux moyen de pénétration qui ne se situe qu'à 38% et pourrait passer 61% en 2018.

Dans sa synthèse des résultats de la recherche, le professeur Gaye Daffé a souligné la très petite taille des entreprises en termes de nombre d'emplois, de montants de capital social investi et de parts de marché ; la forte concentration sur l e matériel informatique au détriment des logiciels, centres d'appel, conseils et ingénierie informatiques presque inexistants ; une vive concurrence résultat de la fragmentation du marché des Tic et la forte concentration sur quelques activités de services. Il y a aussi, selon lui, un écart entre les engagements en matière de libéralisation et la persistance des pratiques anticoncurrentielles de la part de la plupart des opérateurs historiques ; le décalage entre le cadre juridique et réglementaire défini ; la coexistence d'une vive concurrence dans le secteur des micro et petites entreprises et d'une concurrence plus « feutrée » entre les grands et moyens opérateurs. Il a aussi mentionnée l'impossibilité d'établir un lien de causalité directe entre le boom dans les revenus, les emplois et les investissements dans les services Tic et la libéralisation du marché malgré une corrélation évidente.

Le nombre d'entreprises enquêtées dans cette étude s'élève à 60 au Bénin, 58 au Ghana, 191 au Nigeria et 63 au Sénégal, soit un total de 372 entreprises. Le Pr Abdoulaye Sakho a présenté un rapport régional sur le droit. Selon lui, la réglementation dans les quatre pays est fiable, seulement, il y a un problème d'application, beaucoup reste à faire en matière. Il estime aussi qu'il faut un organe de régulation autonome

Tagged: Afrique, Finance, NTIC

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