Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux est décidé à mettre fin à la souffrance du riz noté dans les magasins au niveau de la vallée. Ce, par la mise en place d'espaces de stockage. PODOR - Pendant deux jours, les responsables des organisations paysannes de la vallée, sous l'égide du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) ont fait le diagnostic de la situation dans le monde rural.
De ce diagnostic, il se dégage un constat : l'urgence de prendre des mesures draconiennes afin de régler, de manière définitive, le problème des importantes tonnes de riz en souffrance dans les différents magasins de stockage au niveau de la vallée. Un problème d'écoulement lié au manque d'acheteurs et qui a fini d'impacter de manière négative sur la préparation des campagnes hivernales ou de contre-saison.
C'est dans ce sens que le Cncr est monté au créneau pour que, enfin, des solutions soient envisagées pour mettre fin aux maux dont souffrent, depuis 2007, les producteurs du riz originaires des départements de Podor, Dagana, Saint-Louis, Matam et Saint-Louis
. Et pour y arriver, ces différents acteurs, venus de tous les coins de la région de Matam et de Saint-Louis, ont mis en place une coopérative de commercialisation du riz. Il s'agit d'un outil économique qui va désormais régler, de manière définitive, le problème du riz en souffrance dans les différents magasins de la place. Selon Saliou Sarr, le patron du Cncr, deux coopératives ont été mises en place notamment deux pour la région de Matam et deux autres pour Saint-Louis.
Ainsi, ces coopératives regrouperont l'offre du riz paddy. Ce, sur la base d'un contrat reposant sur un cahier de charge de qualité, souligne Saliou Sarr. Après accord sur le prix, les deux coopératives achèteront le riz et signeront des contrats avec les différents transformateurs qui, eux-mêmes, seront chargés de décortiquer la variété. Ainsi, la quantité de riz qui a tant souffert de son écoulement dans le marché ne sera bientôt qu'un très mauvais souvenir.
C'est en tout cas, un véritable ouf de soulagement pour les producteurs de la vallée. Oumar Sow, membre du Cncr, par ailleurs président départemental du Cadre de concertation des organisations paysannes de Podor souhaite, toutefois, que d'autres dispositions soient prises pour mieux sécuriser les paysans. Il s'agit, pour Oumar Sow, d'anticiper sur les campagnes agricoles pour éviter toute surprise comme ce fut le cas avec les oiseaux granivores qui, chaque année, créent un désastre chez les paysans.
Pour Alioune Guèye, vice-président de la fédération des périmètres autogérés de Dagana et président du conseil d'administration du Cifa, par ailleurs membre du Cncr, de telles initiatives venant de cette structure doivent être appuyées par les pouvoirs publics. Puisque, selon ce dernier, le Cncr qui a toujours vocation à régler les difficultés des paysans ne cesse de faire ce qu'il peut, malgré ses modestes moyens.
C'est pourquoi, il urge, selon Amadou Sow, vice-président de la coordination régionale des organisations paysannes de Matam, membre du Cncr, que des actions efficaces soient entreprises chez les différents acteurs qui s'activent dans le monde rural. Ce, afin que toutes les difficultés notées dans le monde rural soient éradiquées.
Sur un autre registre, les responsables des organisations paysannes sont décidées à travailler la main dans la main avec les pouvoirs publics, la Saed, les partenaires au développement ainsi que les bailleurs de fonds. Ceci, pour une meilleure modernisation des secteurs de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche.

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