Kinshasa — La RDC a fêté les cinquante ans de son indépendance fastueusement avec comme boni, l'atteinte du Point d'Achèvement de l'Initiative PPTE, en fin de la soirée du mercredi 30 juin 2010. Cependant, Global Witness pense qu'au-delà de cette aubaine, des multiples réformes de développement de la transparence sont requises de toute urgence dans les secteurs minier et pétrolier.
Pour cette ONG britannique, il faudrait le faire si l'on veut que le pays bénéficie réellement de la dernière décision de renoncement du remboursement de la dette de 12, 3 milliards de la Banque Mondiale et du FMI. A ce propos, Lizzie Parsons, le Responsable de campagne de Global Witness déclare : « Toutefois, nous assistons depuis peu à des développements préoccupants dans le secteur des ressources naturelles qui vont à l'encontre du progrès que représente l'octroi d'un allègement de la dette ». A entendre Global Witness, des contrats dans les secteurs miniers et pétrolier lucratifs du Congo ont été signés dans des conditions peu transparentes. L'ONG fustige, d'après elle, le transfert des droits d'exploitation minier et pétrolier dans des procédures irrégulières.
A la base de cette dénonciation, l'octroi du droit d'exploitation de la mine de cuivre de Kingamyambo Musonoi Taillings au Katanga à Highwind Properties Ltd, en janvier 2010. Highwind Properties est une société enregistrée aux îles Vierges britanniques. Selon l'ONG, cette mine avait été attribuée à la société canadienne First Quantum Minerals. Elle soutient, par ailleurs, que First Quantum Minerals avait investi 750 millions de dollars dans le projet avant que son contrat ne soit résilié, en septembre 2009. Il n'y a pas que cela qui attire le courroux de Global Witness. Il faut ajouter cette autre levée des boucliers contre Caprikat Ltd et Foxwhelp, deux autres compagnies pétrolières enregistrées dans les îles Vierges britanniques.
Ici, l'ONG britannique s'interroge sur quel critère les droits relatifs à deux blocs pétroliers non encore exploités dans le Nord-Est du Congo, ont été accordés à ces deux sociétés. Elle insiste sur le fait que l'identité des personnes impliquées dans la conclusion des contrats a vec Caprikat Ltd et Foxwhelp soit connue des congolais, pour éviter toute confusion. « A l'heure actuelle, les citoyens congolais n'ont aucun moyen de savoir si les transactions conclues par le gouvernement le sont dans l'intérêt réel du pays. Le gouvernement devrait faire savoir sans équivoque quels individus sont impliqués dans les dernières transactions et selon quels critères ils ont été choisis comme partenaires », a ajouté Lizzie Parsons.
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