Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Katanga - Une dizaine d'ex-FDLR se soustrait du site de Kasenga

Kinshasa — Dix-neuf anciens rebelles hutu rwandais se sont soustraits de leur site d'hébergement de Kasenga, dans le district du Lualaba (Katanga). Ces anciens rebelles font partie de plus de 200 démobilisés de Masisi (Nord-Kivu) transférés à Kasenga par le Parec.

Ils ont été interceptés, le samedi 3 juillet à Kasaji. C'est ce qu'a annoncé le commissaire du district de Lualaba, Kumbu Ntula, cité par l'Agence presse associée.Pour l'autorité locale, ces ex-combattants interceptés ne veulent pas regagner le site de Kasenga. Leur présence à Kasaji pose un problème de prise en charge. Avant de déclarer : « Nous ne sommes pas suffisamment autonomes pour les prendre en charge. De façon générale, ils ne veulent plus de site d'hébergement. C'est plutôt le Parec qui les a amenés ici qui pourrait connaître la raison de leur refus de regagner le site, de les récupérer et les remettre à leur site d'origine ».

De son côté, le chargé de communication de l'ONG Parec a indiqué que la mission de sa structure consiste à convaincre les combattants FDLR à déposer les armes puis à les transférer dans un site choisi par le gouvernement central. Pour lui, la prise en charge de ces anciens rebelles relève de la compétence du gouvernement central, renseigne la même source. Et de noter que le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe a, pour sa part, promis de se concerter avec le Parec pour remettre ces combattants à la disposition de la Monusco. Car ils constituent une lourde charge, a-t-il fait remarquer.

A noter que les ex-rebelles hutu rwandais ont vécu pendant plusieurs années dans les deux provinces du Kivu. Ils sont auteurs de nombreuses exactions perpétrées sur les populations civiles dans l'Est de la RDC. Ce qui a poussé les gouvernements congolais et rwandais à les traquer en 2008.

En dépit de cela, certains d'entre eux se sont retranchés dans les forêts pour opérer dans la clandestinité. Tuer, piller, voler et violer sont les actes qui leur sont reprochés au quotidien.

Raison pour laquelle, le Parec avec l'accord du gouvernement central a décidé de les délocaliser à Kasenga. Une décision qui n'a pas été appréciée par la population de cette partie de la province du Katanga. Pour preuve, elle a manifesté son mécontentement lorsque ces anciens combattants étaient transférés dans leur territoire.


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