Kinshasa — La République Démocratique du Congo vient de donner feu vert à Caprikat et Foxwhelp d'entamer l'exploration de la rive congolaise du Lac Albert, au sujet de laquelle des indices géologiques pertinents signalent un véritable potentiel en off-shore.
Un feu vert qui a soulevé un tollé dans certains milieux. Et, pour fixer l'opinion, en donnant certaines précisions, le Dr Giuseppe Ciccarelli, associé de l'homme d'affaire sud-africain Khulubusa Zuma à qui appartiennent Caprikat et Foxwhelp, a répondu à quelques questions des médias, notamment sur les attaques qui fusent de partout, les opportunités, les activités etc. Au sujet des attaques, Dr Giuseppe Ciccarelli soutient qu'à travers ce CPP (Contrat de Partage de Production) : "Nous offrons à la RDC et à l'Afrique du Sud une manière neuve et fidèle de faire les affaires".
Les attaques de Tullow à l'encontre du Président de la RDC, a-t-il poursuivi, doivent être considérées comme une dernière tentative d'assurer le monopole de Tullow sur le Lac Albert. M. Dr Giuseppe Ciccarelli estime que ce contrat ou, mieux, cette entreprise commune, permettra à la RDC et à l'Afrique du Sud de travailler en étroite collaboration pour consolider leurs industries et économies, afin qu'elles puissent tirer profit de chaque élément de la chaîne de valeur des hydrocarbures, de laquelle elles seraient autrement exclues. Remontant l'historique de la production pétrolière de la RDC, Dr Giuseppe Ciccarelli a rappelé que le Congo-Kinshasa a commencé sa prospection pétrolière dans les années 60.
La production off-shore, a-t-il précisé, a commencé au milieu des années 70 avec un record de production de 27.000 barils par jour atteint en 1984 tandis que la production à terre a commencé en 1980, pour atteindre son apogée en 1986 avec huit champs en production. Dr Giuseppe Ciccarelli croit dur comme fer qu'il ne faudra pas trop de temps pour atteindre à nouveau ces niveaux. Et, partant, la RDC pourrait devenir un des premiers producteurs pétroliers de l'Afrique et si le projet est bien géré, souligne-t-il, la RDC y fera fortune. Découvrez, dans les lignes qui suivent, l'intégralité de cette importante interview. A propos de l'entreprise commune RDC et l'Afrique du sud dans le secteur du pétrole du Lac Albert en Ituri, Le Dr Giuseppe Ciccarelli, associé de Zuma dans le projet accorde une interview pour la première fois.
Pour rappel, la République Démocratique du Congo a émis en faveur de Caprikat Limited et de Foxwhelp Limited un décret à la suite d'un contrat signé relativement aux blocs I et II ; ces blocs se trouvant dans le bassin du Lac Albert, dans la Vallée du grand rift occidental de l'Afrique Orientale, sur la rive congolaise du Lac Albert. Le décret permettra à Caprikat et Foxwhelp d'entamer l'exploration de ce site, au sujet duquel des informations géologiques pertinentes montrent un véritable potentiel. Nous reproduisons ci-dessous une interview téléphonique que le Dr Giusseppe Ciccarelli a accordé pendant le week-end, à Cape Town alors qu'il se préparait à aller au stade voir le match.
Dès la signature du Décret présidentiel accordant les blocs I et II du Graben Albertine à Caprikat Limited et Foxwhelp Limited, des attaques ont fusé de partout. Quelle est votre première réaction ?
« Nous offrons à la RDC et à l'Afrique du Sud une manière neuve et vitale de faire des affaires ; les attaques de Tullow à l'encontre du Président et de la République Démocratique du Congo doivent être considérées comme une dernière tentative d'assurer le monopole de Tullow sur le Lac Albert », a déclaré une source en Afrique du Sud. » « Cette entreprise commune permettra à la RDC et à l'Afrique du Sud de travailler en étroite collaboration pour consolider leurs industries et économies, afin qu'elles puissent tirer profit de chaque élément de la chaîne de valeur des hydrocarbures, de laquelle elles seraient autrement exclues.
Cette décision contribuera donc au 'brut de concession' dont la RDC a besoin aujourd'hui ainsi que pour remplir les futures conditions de développement d'une capacité de raffinage. Le tout pour augmenter le rendement économique et stratégique de la RDC. » Caprikat et Foxwhelp appartiennent à l'homme d'affaires sud-africain Khulubusa Zuma, en association avec la société de développement du projet de pétrole et de gaz Medea, qui est basée en Afrique du Sud et en Europe.
Que va faire Medea pour Caprikat et Foxwhelp ?
« Nous nous associerons avec eux et servirons de conseillers techniques pour la mise en place des activités envisagées par le CPP (Contrat de Partage de Production), en particulier celles concernant la première étape (18 mois) et l'analyse des opportunités de l'échelle de valeur, à la fois pour la RDC et la RSA. »
Quelles sont ces activités ?
Surtout celles qui sont typiques aux contrats de ce genre : Collecte de données, création d'une base de données au sein du Ministère des Hydrocarbures, plan de travail préliminaire, etc. En outre, nous analyserons toutes les opportunités industrielles possibles et les synergies entre les deux pays
Quelles sont ces opportunités ?
Le « brut de concession » est sans aucun doute l'une d'entre elles.
Saviez-vous que Tullow réclame des droits dans ces blocs ? Cela peut-il avoir un effet sur votre projet ?
Pour autant que nous le sachions, Tullow n'a pas reçu le décret présidentiel approuvant le CPP. Nous ne connaissons pas le fondement de leurs réclamations à l'encontre du gouvernement de la RDC. Nous avons un engagement que nous comptons tenir.
Comment avez-vous rencontré M. Zuma ?
Nous sommes implantés en Afrique du Sud depuis 3 ans et demi. Nous y avons rencontré de nombreuses personnalités dont Khulubuse Zuma. Le travail avec un partenaire du calibre de K. Zuma et son équipe nous permettra d'accélérer la réussite de ce projet. Ce contrat doit être considéré dans le contexte du développement d'une alliance stratégique entre la RDC et l'Afrique du Sud. C'est là un premier pas dans l'élaboration d'un partenariat industriel stratégique plus large entre les deux pays dans le secteur du pétrole et du gaz.
La RD Congo a commencé sa prospection pétrolière dans les années 60. La production off-shore a commencé au milieu des années 70 avec un record de production de 27.000 barils par jour atteint en 1984. La production à terre a commencé en 1980, pour atteindre son apogée en 1986 avec huit champs en production. Nous espérons qu'il ne faudra pas trop de temps pour atteindre à nouveau ces niveaux.
Avez-vous un mot de la fin ?
La récente confirmation de l'existence de quatre licences de prospection sur le Lac Albert est un élément très positif pour la RDC. Les études initiales ainsi que les résultats de l'exploration sur la rive ougandaise du lac sont de bon augure. Ceci, à tel point que la RD Congo pourrait devenir un des premiers producteurs pétroliers de l'Afrique. Si le projet est bien géré, la RDC y fera fortune. Mais les défis ne manquent pas en chemin, notamment les exigences techniques nécessaires pour trouver, extraire et transporter le pétrole.
Des communautés entières et le gagne-pain de certaines populations seront certainement affectés, ce qui nécessitera une gestion prudente. Les concessionnaires vont devoir en outre investir d'importantes ressources, et il faudra du temps avant de gagner de l'argent. Par ailleurs, trop souvent dans le passé les taxes, royalties et droits sont restés impayés tandis que des fonctionnaires s'enrichissaient aux dépens du peuple. Cette fois nous exigeons de mieux faire. C'est une occasion à ne pas rater.
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