Sacré Kadhafi! Si rien n'est fait jusque-là pour le dissuader de sa sacro-sainte idée d'instaurer un gouvernement africain, il est fort possible qu'il se trouve les moyens de «passer l'acte». L'expression n'est pas anodine puisqu'il a, apparemment, réussi à embobiner une trentaine de ses pairs, réunis au sein de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens (Censad). Par contrainte ou simplement par intérêt pour les pétrodollars de Kadhafi, plusieurs dirigeants africains seraient capables de le suivre dans ce rêve de mise en place d'un Exécutif pour gouverner l'Afrique.
Mais de quelle Afrique s'agit-il exactement? Là est la question que les chefs d'Etats africains devraient se poser en réalité. Mais hélas! Par peur des représailles du guide libyen -qui tient plusieurs d'entre eux en laisse- ou par passivité, les chefs d'Etats n'osent pas dénoncer ce projet abracadabrantesque. Du moins, pas ouvertement. Conséquence, le colonel Kadhafi continue de prendre ses rêves pour réalité, et force l'Union africaine (UA) à sauter le pas.
Il est certainement temps d'arrêter le cirque et de voir les choses en face. Et éviter de faire de cette organisation, un «machin», qui servirait à nourrir des ambitions personnelles. Au risque de voir les populations se désespérer de la véritable unité. L'Afrique doit s'unir, mais pas à n'importe quel prix. L'Afrique doit s'unir de façon démocratique, réfléchie et non dans le folklore...
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