Kinshasa — Le gouvernement de transition somalien a salué hier mercredi 28 juillet la décision de l'Union africaine(UA) d'envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires pour renforcer sa force en Somalie au terme du sommet de Kampala qui se révèle plus pragmatique par rapport aux autres rencontres précédentes de l'organisation panafricaine.
Le gouvernement de transition somalien a salué, hier mercredi 28 juillet, la décision de l'Union africaineUA) d'envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires pour renforcer sa force en Somalie. Il a, selon l'AFP, affirmé que cela bénéficierait à la sécurité de toute la région. «Nous saluons les contributions de nouvelles troupes faites par les Etats membres de l'UA», a déclaré à l'AFP le porte-parole du très fragile gouvernement fédéral de transition, Mohamoud Walayo.
«Nous pensons que cette décision permettra d'améliorer la situation sécuritaire en Somalie et aussi de contenir la menace posée par les éléments d'Al-Qaïda (insurgés shebab) dans la région en général», a-t-il ajouté.
Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, a annoncé que les Etats de l'UA s'étaient engagés à envoyer 4.000 hommes supplémentaires, mardi soir, au terme du 15e sommet de l'organisation continentale, à Kampala.
La force de l'UA en Somalie (Amisom), qui compte actuellement 6.000 hommes (3.500 Ougandais et 2.500 Burundais), constitue le dernier rempart du gouvernement face aux assauts répétés des insurgés islamistes radicaux shebab.
PLUS PRAGMATIQUE
Outre la Somalie, le sommet de Kampala, dont le thème principal était axé sur la santé maternelle et infantile, se révèle plus pragmatique par rapport aux autres réunions précédentes de l'organisation panafricaine. Il a réalisé des progrès vers le développement.
Le redoublement des efforts visant à la protection de la santé des femmes et des enfants pour réaliser voire dépasser les objectifs du millénaire, le soutien au président soudanais dans son bras de fer avec la Cour pénale Internationale, la condamnation de tous les attentats terroristes perpétrés sur le continent et l'interdiction de paiement de rançons dans les situations d'otages ainsi que la réforme profonde de l'Onu permettant à au moins deux pays africains de devenir membres permanents du Conseil de Sécurité sont autant des sujets qui ont figuré dans la déclaration finale du 15ème sommet de l'Union africaine.

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