Après une rupture pendant cinq mois des relations diplomatiques, suite à la libération par le Mali de quatre membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en échange de celle d'un otage français, les contacts semblent à nouveau rétablis entre Bamako et Alger.
Le signe visible de la reprise des relations est le fait que l'ambassadeur de l'Algérie au Mali, Ayadi Noureddine, rappelé le 23 février 2010 pour consultation par son pays, a regagné son poste à Bamako, le mercredi 28 juillet dernier. Ce retour de l'ambassadeur algérien, intervenu au lendemain de la visite du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est interprété par les observateurs comme une décrispation des relations entre l'Algérie et le Mali. Cela est de bon augure, dans la mesure où la lutte contre la nébuleuse Al-Qaïda, qui, telle une pieuvre, enlace de ses tentacules le Sahel, nécessite la coalition des Etats africains et l'harmonisation de leurs stratégies. C'est du moins ce qu'avait souhaité le président malien, Amadou Toumani Touré lors de la visite du Dr Bernard Kouchner au Mali, le 28 juillet dernier.
En rappel, les bisbilles diplomatiques entre le Mali et l'Algérie avaient vu le jour après la libération de quatre islamistes - deux Algériens, un Burkinabè et un Mauritanien- arrêtés en avril 2009 dans le nord du Mali fin février par Bamako en échange de la mise en liberté, peu après par Aqmi, de l'otage français Pierre Camatte, enlevé le 26 novembre 2009.
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