Les responsables du bureau régional du Littoral de l'Ajscam installés la semaine dernière doivent vulgariser cet art martial japonais.
Il est considéré comme la mère des arts martiaux japonais. A en croire Jean Hubert Boaesen, un pratiquant, le ju-jitsu est la mère du karaté et du judo. En japonais, le ju-jitsu renvoie à une « technique de souplesse », un « art doux » ou encore «une méthode permettant d'utiliser au mieux la souplesse ». Pourtant, curieusement, cette discipline n'est pas encore pratiquée au Cameroun. Le chef service régional des Sports et de l'Education physique du Littoral, François Heya a installé les membres du bureau régional de l'Association de ju-jitsu Self Défense (Ajscam). Cette association a obtenu son agrément en 2008 après un arrêté du ministre des Sports et de l'Education physique.
Et elle est pour l'instant, affiliée à la Fédération camerounaise de karaté et disciplines affinitaires. Dirigé par Hubert Boaesen, le bureau régional entend vulgariser cet art martial, préparer le stage international qui aura lieu en août prochain à Douala et organiser le championnat national de Ju-Jitsu en novembre dans la même ville. A terme, le ju-jitsu devra devenir une véritable fédération.
« Nous voulons créer un cadre légal où les pratiquants peuvent s'épanouir dans cet art. Le Ju-Jitsu responsabilise ses adeptes, leur inculque des notions de courage, de rigueur et de discipline », confie Jean Hubert Boaesen. En installant le bureau régional qui comprend une dizaine de membres, François Heya a dit qu'il était impressionné par le travail déjà effectué sur le terrain et a exhorté les responsables à oeuvrer pour un meilleur développement de cette discipline.
Pour le président national de l'Ajscam, Gabriel Djoum, l'association va tout faire pour mériter la confiance des autorités. L'installation des membres s'est poursuivie en fin de semaine dernière à Yaoundé et s'étendra dans les autres régions du pays.

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