Il est l'auteur d'un album intitulé , riche de 10 titres estampillés du sceau de la world music.
Le treillis, la tenue militaire que la vedette arbore sur la jaquette de son premier album discographique labellisé , peut dérouter. Ismaell Dubois n'est pas du tout un bidasse. Choix vestimentaire innocent ou caprice de star ?
En tout cas, Ismaell Dubois est bel et bien un artiste au sens pluriel du terme. Son look de rastafari, achève de convaincre les plus sceptiques et de souligner à grands traits son engagement à défendre les valeurs sociétales africaines.
Auteur compositeur, chanteur, celui qui se définit comme étant l'un des chantres de la World music vient de commettre dans les bacs un album solo de 10 titres où cohabitent harmonieusement le reggae, le rock and roll, le slow et diverses sonorités africaines avec en prime le makossa et un zeste de makambeu. Cette production a été au centre d'une double cérémonie samedi 24 juillet 2010.
Il s'est agi d'abord de présenter la trouvaille aux Hommes de médias et enfin de procéder à la dédicace d'une oeuvre qui fera date. Le Castel hall de Bali à Douala a servi de cadre à cette double cérémonie fort courue.
La rencontre avec les ouvriers de la plume et du microphone a permis de passer en revue les ressorts fondateurs des thématiques qui sous-tendent la création artistique d'Ismael Dubois.
Ceux-ci sont révélateurs des maux qui cancérisent non seulement la société camerounaise et mettent le doigt dans les plaies qui sapent le développent du continent africain.
Les premiers pas de l'artiste, moulé dans les cabarets et autres concerts scolaires ont été évoqués, tout comme les conditions de création, de production et de distribution ont meublé les échanges avec un chanteur qui ambitionne de populariser davantage le reggae, rythme pas toujours prisé par monsieur tout le monde.
Non à la spoliation de l'Afrique
Dans ce droit fil, Babylone, un reggae marqué par la fusion de diverses autres sonorités enlevées, dénonce avec véhémence l'exploitation de l'Homme par l'Homme, fustige la spoliation dont souffre l'Afrique.
C'est ici que la tenue de combat qu'il porte, notamment son treillis, revêt tout son sens. Puisqu'il s'agit du combat pour la restitution la dignité de l'Afrique en mettant un terme au pillage systématique de ses nombreuses richesses qui ne profitent malheureusement pas à ses enfants englués dans les affres d'un sous-développement sans nom et dont l'exploitation enrichit davantage les puissances néocoloniales devant l'Eternel.
En fin observateur du microcosme social, Ismael Dubois, ancien chanteur attitré de l'orchestre de la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC), puise dans la satire pour contribuer à sa manière à faire avancer notre pays.
Son clin d'oeil aux taximen, via le titre éponyme de l'album, Taxi, s'inscrit dans ce registre, même si l'artiste les caresse dans le sens du poil, en passant sous silence leurs dérives. Il est dans cette perspective, de notoriété publique, que les conducteurs de taxis sont pour la plupart des individus aux moeurs relâchés quand ils n'excellent pas dans une corruption nourrit par la flicaille animée par une cupidité, un goût du lucre indescriptibles.
Après les taximen, Ismaell Dubois fait une fleur aux mamans. Les mamans, cinquième plage de l'opus est une fleur faite à la génitrice de l'humanité. Pour Dubois, les mamans sont chante-il, forcément en direction de tout ceux qui ne respectent pas leurs génitrices. C'est en cela que l'oeuvre de ce jeune artiste vaut son pesant d'or.

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