Assisté par la commission nationale anti corruption (CONAC), le projet Facts (Fight against through school-lutte contre la corruption à travers l'école), a organisé à Douala du 19 au 23 juillet 2010, un forum sur la stratégie nationale de lutte contre la corruption dans le secteur de l'éducation, en partenariat avec le programme Choc (change habits, oppose corruption).
Au Centre spirituel Jean Paul II de Pk 21 de Douala, où s'est tenu ce forum, il était question pour les organisateurs de donner un nouveau visage au système éducatif camerounais.
D'après Emmanuel Atenga, le chargé de la communication, il était question au cours de ces travaux«de former les enseignants sur le programme de l'éducation à l'intégrité, l'évaluation de la situation actuelle de la corruption, l'établissement d'un réseau d'acteurs anti-corruption, la participation à des discussions pour la formulation d'une stratégie sectorielle, l'identification des mesures à court terme pour enrayer la corruption dans le Littoral... ».
Avec pour objectif global de contribuer à la consolidation du secteur éducatif afin de trouver les voies et moyens pour éradiquer les pratiques de la corruption dans le Littoral, ce séminaire subdivisé en quatre sous thèmes de l'enseignement privé( catholique, protestant, musulman et laïc), et une autre partie consacrée à l'élaboration des stratégies, a connu la présence des responsables des ministères de l'Education de base, des Enseignements secondaires, de l'Enseignement supérieur, et de la fédération des associations des parents d'élèves.
Ce n'est pas la première fois que le projet Facts se déploie sur le terrain, même si c'est un baptême de feu dans le Littoral.
Car après son lancement officiel par Bapes Bapes le 28 octobre 2009 à Yaoundé, les responsables de cette association ont mené des actions de proximité par l'organisation des séminaires régionaux de formation, de recyclage et de renforcement des capacités. «Après le premier atelier régional de Bamenda, Douala est la deuxième étape.
Il est question pour le projet Facts de faire le tour des régions pour dire stop à la corruption».
Au moment où l'école primaire qui est obligatoire et gratuite d'après la loi malgré le trop perçu par les chefs d'établissement, au moment où une place au lycée s'obtient moyennant rançon, où les unités de valeur et modules se valident de manière fantaisiste à l'Université de Douala, les parents qui n'ont d'autre choix que de se plier aux désirata de ces responsables comptent sur une réelle prise de conscience des responsables à tous les niveaux de l'éducation. Puisse ce séminaire faire germer une nouvelle graine dans la conscience de tous ceux qui ont en charge l'éducation et la formation des Camerounais de demain.

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