La salle des conférences de la Caisse de développement de la pêche maritime a servi de cadre hier mercredi 28 juillet 2010, aux assises du comité régional de l'enseignement privé du Littoral.
Ouverts par Rachel Sinkon, représentante du gouverneur empêché, il était question pour les responsables d'établissements scolaires, les secrétaires à l'éducation (catholique, protestant, musulman et Laïc), les responsables au niveau départemental et régional, les agents des impôts, de la santé publique, et de la CNPS, de se regarder à travers une glace et de faire une fresque bien que primaire de l'année scolaire qui vient de s'achever.
D'après Jean-Jules Ebongue Ngoh, délégué régional des Enseignements secondaires pour le Littoral qui présidait les travaux, «si on parle de baisse de niveau, il faut accuser tout le monde.
Les enseignants, les parents d'élèves, les responsables d'établissements scolaires, les élèves, les inspecteurs pédagogiques,...bref c'est toute la chaîne qui est malade. Il faut maintenant voir comment on peut relever le niveau».
Poursuivant, il est convaincu que on met un élève de la classe de première du Cameroun en France dans la même classe, il sera le meilleur. Ce qui veut dire que le cas du Cameroun n'est pas aussi alarmant que cela. Quant à Barthélemy Bassong, secrétaire à l'éducation de l'enseignant laïc, ce dernier promet de nouvelles dispositions pour l'année 2010-2011. Il va s'attarder sur le traitement des enseignants et les établissements clandestins qui ont pignon sur rue.
Sempiternels problèmes
Parlant des enseignants, Barthélemy Bassong révèle que «nous allons plus que par le passé attirer l'attention des promoteurs d'établissements sur la nécessité d'éviter des arriérés et des retards de salaires sur quoi les enseignants comptent pour vivre et nourrir leur famille.
Avec le temps, on s'est rendus compte que ces promoteurs ne font pas toujours la mauvaise foi car l'école est classée comme une activité citoyenne à but non lucratif. C'est pourquoi toutes les banques que nous sollicitons refusent de nous accorder des crédits».
Quant aux établissements clandestins, « ils doivent être fermés sauf si leurs promoteurs acceptent de rentrer dans les rangs en se conformant à la loi. Le sous-préfet de Douala III a présidé plusieurs réunions à cet effet. On les connaît tous mais il serait maladroit de les dénoncer car il se pourrait qu'ils régularisent leur situation avant le début de l'année scolaire. Sinon ce serait tuer l'école. Nous attirons également l'attention des parents sur les dangers de cet ordre d'enseignement»
Le délégué régional des Enseignements secondaires n'a pas voulu se prononcer sur le pourcentage global de réussite aux examens scolaires, ni de faire une comparaison avec les années antérieures. , lance, dans la foulée, un chef d'établissement dont on dit introduit dans les sphères de décisions régionales. Ce qui donne du crédit à la thèse selon laquelle les résultats 2010 aux examens officiels ont obéi à une logique autre que celle de la méritocratie.
Entre les établissements scolaires dont les programmes sont loin d'être achevés car les cours s'arrêtant à la mi-février faute de moyens financiers, ceux dont les enseignants n'ont pas le niveau requis, et ceux dont les promoteurs confondent les frais d'examens à leur coffre-fort personnel, la coupe est pleine.
Les problèmes de l'éducation dans le Littoral, comme ceux du Cameroun dans son ensemble, restent entiers. Il faudra plus qu'une simple réunion du comité régional de l'enseignement privé pour trouver une solution.
Comme en 2010, la prochaine rentrée n'apportera aucune d'avancée positive. Les mêmes causes, les politiques identiques, les chefs d'établissements et les dirigeants toujours en poste ne peuvent que s'inscrire dans la logique de la continuité et du maintien d'un statut quo qui ne sert que leurs propres intérêts. Un vrai cocktail molotov aux mains des parents et élèves.

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