Samuel Wenang signe dessine des caricatures dans différents journaux.
Le Popoli, Dikalo, Bebela, Le jeune observateur et Impact connaissent les talents de illustrateur de Samuel Wenang, qui signe Wenstotem. Agé de 28 ans ce natif de la région de l'Ouest du Cameroun s'est consacré à l'art dramatique il y a sept ans. La caricature, il en fait son affaire. Même si d'aucuns la considèrent comme un «métier de voyous». Pour lui, c'est une occupation qui lui permet de s'épanouir, de s'exprimer : «La caricature exprime mon être. J'aime rire, je me sens dans mon monde», confie-t-il. Son inspiration lui vient de la lecture et de l'actualité en général. «Je lis et je m'informe beaucoup.»
Samuel Wenang débute sa carrière en 2003, alors qu'il est âgé de 21 ans. Elève en classe de 2nde C au collège André Malraux de Douala, il intègre le club journal avec cinq de ses camarades et assume la fonction de dessinateur. Avec le club, il participe au concours de théâtre à la Maison des jeunes et de la culture (Mjc), et remporte le 1er prix du théâtre scolaire qui lui permet de décrocher une place à la Mjc pour se perfectionner dans la caricature. Son sens de la créativité et son talent dans la reproduction des images, lui valent son premier poste au journal Satirism no be sick, dont le Directeur de publication est François Embolo. C'est le début de l'aventure sur les colonnes de la presse écrite.
Risques
Entre temps, Satirism no be sick devient Le Ngambi. Plus tard, il travaille dans Le Jeune observateur, Bebela en passant par Dikalo. En décembre 2009, il rejoint Le Popoli comme illustrateur. «Je lis les textes qui me sont confiés et je les mets en image. Chacune d'elle est représentée dans une case réservée». Pour affiner la qualité de sa plume, il entre en collaboration avec d'autres artistes plasticiens à l'instar de Joseph Soumegne, réalisateur de la statue du rond point Déido à Douala, de Hervé Youmbi et Daybor.
Toutefois, la caricature est un métier à risque même s'il nourrit son homme. Menaces de mort ou de poursuites judiciaires, Samuel confie en recevoir une panoplie. Confier à un personnage une image qui le dévalorise, peut s'avérer grave. Mais n'altère en rien la passion du caricaturiste. Les amitiés qu'il noue régulièrement, l'argent et la célébrité lui font oublier ce risque.
Son rêve reste de suivre une formation à l'étranger pour approfondir ses connaissances dans le dessin animé et se faire beaucoup d'argent. Il estime que «la production des dessins animés coûte cher et les lecteurs ne sont pas assez accueillants». Par ailleurs, Samuel donne des cours de dessin dans son ancien collège André Malraux et au collège Ouragan à Douala.

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