Les trois ressortissants marocains supposés appartenir à un réseau terroriste proche d'Al Qaïda seront bientôt extradés vers leur pays d'origine si le président de la République accède aux arguments de la chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Dakar qui a déjà donné son avis favorable.
L'avocat des Marocains, Me Assane Dioma Ndiaye, compte saisir aujourd'hui le président de la République afin que celui-ci ne signe pas le décret d'extradition des inculpés.
La chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Dakar a donné son onction à la demande du Maroc d'extrader ses trois ressortissants, Sy Mouhamet Nadane, Mouhamet Nadane et Moulaye El Hatlani, supposés appartenir à un réseau terroriste proche d'Al Qaïda.
Les trois Marocains sont arrêtés depuis plus d'un mois, à Dakar. Les autorités judiciaires marocaines leur reprochent de faire partie d'une organisation terroriste proche d'Al Qaïda.
Pour corroborer leur accusation, elles expliquent que les trois supposés terroristes devaient se rendre aux camps d'entraînement d'Al Qaïda en Somalie via le Sénégal.
C'est d'ailleurs au cours de leur séjour sur le sol sénégalais que la police du royaume chérifien a saisi ses homologues sénégalais assistés d'Interpol, pour mettre la main sur eux.
Les enquêteurs marocains révèlent que les trois supposés terroristes avaient tenté de s'attaquer à la police et à la gendarmerie marocaines pour s'emparer de leurs armes et perpétrer des attentats sur le sol marocain.
Le deuxième plan des activistes était, toujours selon la version des autorités judiciaires du royaume chérifien, de se rendre dans les camps d'entraînement d'Al Qaïda pour se former. Ils avaient comme objectif de revenir au bercail pour mettre en oeuvre des activités terroristes.
Des arguments poussant les autorités judiciaires marocaines à saisir le Sénégal pour une extradition de Sy Mouhamet Nadane, Mouhamet Nadane et Moulaye El Hatlani. Pour le conseiller des trois Marocains,
Me Assane Dioma Ndiaye, la jurisprudence dit qu'aucun pays n'a le droit d'extrader une personne vers un autre pays où elle risque d'être victime de violation de droits humains comme la torture, les traitements cruels inhumains, l'exécution.
« Compte tenu que le régime marocain est peu respectueux des droits de l'homme et, au nom de la prévention de violations de ces droits, les autorités judiciaires sénégalaises doivent prendre leurs responsabilités », a-t-il déclaré. A son avis, les inculpés, une fois extradés, sont des victimes potentielles.
A l'en croire, il appartient maintenant au chef de l'Etat du Sénégal de signer le décret d'extradition de ces trois marocains. Me Ndiaye compte le saisir dès aujourd'hui en défendant les mêmes arguments soutenus devant les magistrats de la chambre d'accusation afin que le président ne signe pas le décret.
« Il est notre dernier recours. Nous allons continuer la mobilisation pour que l'irréparable ne soit pas commise », a-t-il soutenu avant de rappeler que le Sénégal a ratifié beaucoup de conventions allant dans le sens de la protection des droits humains

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