Au cours d'une conférence de presse organisée le 29 juillet 2010 à Ouagadougou, sous l'égide de la Confédération paysanne du Faso (CPF), les Organisations professionnelles agricoles (OPA) et celles de la société civile ont affirmé leur adhésion au programme national du secteur agricole.
L'approche participative et le souci du consensus qui ont caractérisé le processus d'élaboration du Programme national du secteur rural (PNSR) suscitent de réels espoirs au sein des Organisations professionnelles agricoles (OPA) et les Organisations de la société civile (OSC) quant à la réussite de sa mise en oeuvre. C'est la substance du propos du président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Bassiaka Dao, au cours d'un point de presse organisé le 29 juillet 2010 à Ouagadougou. Le premier responsable de la CPF avait à ses côtés, Sylvestre Tiemtoré du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SP/ONG) et Bruno Ouédraogo de la Ligue des Consommateurs du Burkina (LCB). Cette rencontre avec les hommes de médias s'est tenue à l'issue d'un atelier d'appropriation du PNSR par des représentants des OPA et des OSC.
Dans la déclaration liminaire livrée par Seydou Ouédraogo, animateur endogène de la CPF, il ressort que cet atelier a permis aux acteurs de jeter les bases d'une stratégie à même de leur permettre de contribuer qualitativement à la finalisation de l'élaboration et du suivi de la mise en à "uvre du PNSR. « Les OPA et les OSC ont longtemps attendu un cadre global de coordination et de conduite des actions dans les secteurs de l'agriculture, de l'élevage, de l'environnement et des ressources halieutiques. Aujourd'hui, avec la signature du Pacte pour l'élaboration et la mise en oeuvre du programme national du secteur rural (PNSR) intervenu le 22 juillet, nous pouvons espérer un début de rupture avec un passé caractérisé par l'existence de multiples stratégies et actions d'interventions souvent contradictoires et incapables d'atteindre des résultats satisfaisants. »
Pour Seydou Ouédraogo, la CPF et les différentes organisations saluent la signature du pacte et s'engagent à collaborer étroitement avec le gouvernement pour la mise en place d'entreprises et d'initiatives qui auront un impact considérable sur la réduction de la pauvreté dans le pays et sur l'amélioration de la croissance économique. Toutefois, a-t-il précisé, les OPA et les OSC n'ont pas manqué de soumettre à la partie gouvernementale leurs préoccupations essentielles qui se résument à la nécessité de l'appui au développement et à la promotion des exploitations agricoles familiales. Il y a en outre la prévision de mécanismes d'appui afin d'assurer dans le temps des consultations effectives de nos bases pour une participation constructive et une contribution de qualité. Selon Seydou Ouédraogo, le contexte d'élaboration du PNSR est marqué par la formulation en cours de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) qui ambitionne faire du Burkina, un pays ayant amorcé son développement économique et social dans les perspectives définies par la prospective Burkina 2025. "La SCADD considère le développement agricole dans toutes ses dimensions comme un défi- relever, dans l'intérêt des exploitants agricoles et des populations burkinabè.
Seydou Ouédraogo a indiqué que le PNSR se déploiera autour de quatre axes prioritaires définis au cours de la rencontre de revue du secteur rural. Ce sont l'amélioration de la sécurité et de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de changements climatiques, de désertification et de croissance démographique. Il y a aussi l'augmentation des revenus des populations rurales, le développement durable et la gestion des ressources naturelles. Le PNSR se présente comme un cadre de partenariat multi acteurs : Etat, partenaires techniques, secteur privé, société civile et organisations professionnelles agricoles.

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