Les agriculteurs et les artisans ont beau plaidé leur cause à chaque fois qu'ils ont l'occasion de le faire. Les institutions financières, notamment les banques primaires continuent à snober ces secteurs.
En effet, lorsqu'il est question de demander un crédit pour financer des projets, ces opérateurs économiques se montrent réticents parce qu'ils savent que la démarche va être difficile.
Pour la plupart des cas, les artisans et les agriculteurs, travaillant souvent pour leur propre compte, ne disposent pas d'une structure bien établie et beaucoup d'entre eux ne peuvent pas proposer suffisamment de garantie pour convaincre les banquiers.
Ces derniers, on peut l'imaginer, n'accepteront pas de financer des petites entreprises dont ils ne pourront pas retrouver les traces par exemple. Faut-il rappeler qu'il est question de prêt. Certes, il y a la réticence des banques à l'égard de ces secteurs activités, mais il faut reconnaître que le problème peut également venir des opérateurs économiques.
Projet bancable
Si les banques primaires ne financent pas trop les projets dans le secteur de l'artisanat ou dans le domaine de l'agriculture, c'est aussi parce que certains de ces opérateurs économiques manquent encore de formation et ne sont pas en mesure de présenter un projet bancable.
Il faut noter que beaucoup sont actuellement les artisans ou agriculteurs qui se regroupent en association pour monter ensemble un bon projet, avec l'appui d'organisme spécialisé mais là encore, ce n'est pas facile pour chaque membre de se mettre sur la même longueur d'onde.
Sur le plan technique, le problème peut aussi résider sur la dimension des projets à financer.
Bien sûr, l'on ne pourra jamais rêver des grands projets agricoles qui se pratiquent dans les pays développés, mais il faut aussi reconnaître que dans la Grande Ile, la taille des exploitations est limitée pour intéresser les financiers.
Faut-il souligner que pour la majorité des exploitants agricoles, les terrains sont hérités des parents et sont à partager avec d'autres membres de la famille. Ce qui fait que la superficie exploitée diminue de génération en génération à tel point que les activités des agriculteurs ne suffisent même pas à nourrir leur famille.

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