Kolda — Les fortes averses qui tombent actuellement sur la capitale du Fouladou sont diversement appréciées par les populations.
Si elles provoquent des inondations dans certaines maisons jusqu'à pousser plusieurs familles à trouver refuge dans les écoles, elles sont par contre saluées par d'autres qui estiment qu'elles contribuent à rafraîchir l'atmosphère en ces temps de jeûne.
Certes, vendredi, la pluie a continué à tomber empêchant beaucoup de Koldois de se rendre à la mosquée pour la prière, mais ces derniers se frottent les mains à l'idée que cela rend supportable les 40 degrés à l'ombre qui sévit actuellement.
"Cette année, la pluie est favorable pour les jeûneurs du fait que climat est totalement doux. La journée passe sans qu'on sent rende compte dans la mesure où les pluies atténuent la canicule jadis observée pendant les autres mois", souligne cet homme
Marieme, rencontrée au marché central en pleines courses pour le repas du soir, est du même avis quand elle déclare : "sincèrement cette année nous avons eu la bénédiction divine pour avoir un ramadan adouci et nous n'avons aucune difficulté pour appliquer un des cinq piliers de l'islam".
Loin de ces avis, les populations des quartiers inondées de la commune de Kolda pestent contre la pluie. C'est le cas de Samba, un père de quatre enfants logé avec sa famille dans une école. Pour lui, la pluie a été cette année source de malheurs.
"J'ai perdu ma maison et me voila sans toit. Je suis avec ma famille dans cette situation, vous constatez avec moi que nous sommes fatigués, nos enfants passent la nuit à même le sol dans une école. Tout cela à cause des pluies tombées ces derniers jours", tonne Samba, pendant que sa voisine, une femme de cinquante ans, parle d'une vie de galère, voire de sans domicile fixe.
A l'en croire, elle en est réduite à dormir avec ses chèvres, moutons et volailles, faute d'espace où les mettre.
Comme pour confirmer ces récriminations, on observe quelques mètres plus loin, un groupe d'enfants en train de se baigner bruyamment dans une mare où en même temps se désaltèrent des vaches conduites par un berger. Ayant fini de s'abreuver, certaines des bêtes broutent l'herbe verte qui poussent par endroits aux abords du point d'eau...
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