Kinshasa — Programme oecuménique pour la restauration de la paix et la réconciliation (Parec), une Organisation non gouvernementale dirigée par le pasteur Ngoy Mulunda, vient de rapatrier dans leur pays, le Rwanda, 58 ex-combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Ces ex-rebelles qui avaient accepté de déposer leurs armes dans l'Est du pays pour regagner leur pays, étaient hébergés provisoirement dans un ancien camp du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à la cité de Kisenge, dans province du Katanga.
Environ trois mille autres ex-combattants rwandais FDLR et leurs dépendants seraient encore en République démocratique du Congo, a estimé Jean Sayinzoga, responsable du Programme de démobilisation et de réinsertion au Rwanda, rapporte Radio Okapi. Il a salué le retour au Rwanda de cinquante-huit ex-combattants FDLR. Un retour qui, selon lui, va constituer une contre campagne contre les responsables politiques des FDLR qui découragent le retour volontaire de ces ex-combattants au Rwanda.
Jean Sayinzoga a salué aussi l'action de rapatriement des ex-FDLR, menée par le Parec. Il a déclaré: « Nous remercions énormément le Parec qui a réussi cette opération et nous sommes sûrs qu'ils vont continuer à nous aider dans cette voie pour convaincre et persuader les autres FDLR, afin d'accroître le nombre des volontaires».
Les cinquante-huit ex-combattants FDLR et leurs dépendants, en provenance de Lubumbashi, étaient arrivés le jeudi 19 août à Kigali, capitale du Rwanda. Ils ont été directement transférés au camp de transit de Mutobo à Ruhengeri, situé à plus de 80 km, à l'Ouest de Kigali. Ils devront y suivre une formation de deux mois basée sur l'éducation civique, l'alphabétisation et l'apprentissage d'un métier.
L'on rappelle que la présence des ex-rebelles hutu rwandais de FDLR au Katanga avait fait couler beaucoup d'encre et de salive de la part des politiciens de ce coin qui craignaient de voir le Katanga devenir une base de ces insurgés rwandais. Mais les autorités provinciales et le pasteur Ngoy Mulunda n'avaient cessé de calmer les esprits en confirmant qu'il s'agit d'un transit pour permettre la préparation des conditions d'accueil des ex-rebelles dans leur pays.

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