Kinshasa — L'Autorité du lac Tanganyika, en collaboration avec le Projet PNUD-FEM a, sous le patronage du ministère de l'Agriculture organisé, hier lundi 23 août, un atelier national de concertation sur la mise à jour du Programme d'action stratégique du lac Tanganyika. Cadre choisi : l'Hôtel Venus, dans la commune de la Gombe. Les travaux ont été présidés par le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture, Norbert Basengezi.
Le conseiller du chef de l'Etat en charge de l'Agriculture, les délégués de l'Autorité du lac Tanganyika (ALT), le coordonnateur national du PRODAP-RDC, les experts des ministères de l'Agriculture, de l'Environnement, les représentants des communautés locales et les représentants des organisations internationales ont pris part à ces assises.
Dans son mot de circonstance, le directeur de l'Environnement de l'ALT a rappelé que le secrétariat de cette structure a la responsabilité d'assurer la mise en oeuvre effective du Programme régional de développement et de gestion intégré du lac Tanganyika. Avant d'indiquer : « Sans le soutien du gouvernement congolais et des partenaires au développement, le travail de l'Autorité du lac Tanganyika serait très difficile ».
Pour le représentant du directeur de l'ALT, le Programme d'action stratégique actuel est un document qui a été adopté en juillet 2000 par les quatre pays riverains du lac Tanganyika. Et d'ajouter : « Aujourd'hui, nous avons atteint une autre étape supplémentaire, car les quatre pays riverains du lac Tanganyika (Burundi, RDC, Tanzanie, Zambie), ont mis en place l'ALT avec son siège à Bujumbura, en République du Burundi. Une des activités principales de l'ALT est la mise à jour de ce Programme d'action stratégique et d'en assurer la mise en oeuvre ».
EXHORTATION
Comme première étape de mise à jour de ce Programme d'action stratégique, chacun des quatre pays voudrait bien, a-t-il souligné, revisiter ce document et se rassurer que toutes les priorités nationales y sont retenues. Avant de noter que l'atelier de l'hôtel Venus « constitue une étape décisive dans la mise à jour du document du PAS ».
De son côté, le coordonnateur régional du Projet PNUD-FEM, le professeur Laurent Ntahuga, a félicité les gouvernements de 4 pays riverains du lac Tanganyika pour l'heureuse initiative de mise en commun de leurs efforts pour assurer la protection et la conservation du lac et des ressources qu'il contient, dont les populations riveraines ont besoin pour leur survie et leur bien-être.
Ce, avant de réitérer à ces quatre gouvernements, le soutien de sa structure à toutes leurs initiatives « visant de façon générale, le renforcement de leurs économies respectives et en particulier, la conservation et l'utilisation durable du lac Tanganyika et des ressources naturelles de son bassin hydrologique ».
S'adressant aux participant, le représentant personnel du ministre de l'Agriculture, le professeur Constantin Mateso, a déclaré : « Le travail qui vous est demandé consiste à opérer des rectifications nécessaires et fournir des enrichissements pertinents ».
Faisant allusion aux catastrophes naturelles enregistrées au Pakistan, en Chine , le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture a fait remarquer : « Certaines de ces calamités auraient pu être évitées si l'homme vivant dans les milieux frappés par ces malheurs avait bien géré son environnement ».
Pour ce qui est de la RDC, Constantin Mateso a invité les uns et les autres, à prendre dès à présent toutes les mesures qui s'imposent pour sauvegarder le lac Tanganyika, l'unique réservoir de Ndakala et Mikebuka au monde.

Comments Post a comment