Une tension latente couve au sein des agents recenseurs des déposants des structures illégales de placement d'argent et de collecte d'épargnes. Après plus d'un mois d'intenses activités, les agents recenseurs ne comprennent pas le fait qu'ils soient restés impayés à ce jour. Ce silence de marbre jusque observé en direction des agents ayant opéré à Cotonou commence par inquiéter les agents qui se demandent à quelle sauce ils seront mangés.
Les agents recenseurs ayant opéré à Cotonou dans le cadre de l'affaire ICC-Services et consorts ne sont pas contents. Ils boudent. Ils ne comprennent pas que 72h après le terme des opérations de recensement, ils soient restés sans être rétribué des efforts consentis pendant plusieurs jours. Rencontrés hier en pleine séance de récapitulation des fiches de recensement, la plupart des agents ayant opéré à Cotonou sont inquiets. Ils affirment ne pas comprendre les raisons qui fondent le silence des autorités à leur égard surtout que par endroit leurs collègues des autres départements ont commencé par être payés. Cette discrimination qui selon eux frise l'injustice, est difficilement supportable par eux.
Car selon certaines indiscrétions, en dehors de l'avance de 40 000F CFA perçue par les tous premiers agents recenseurs, depuis lors c'est le calme plaC'est dire donc que les agents appelés entre temps à la rescousse pour la bonne marche de l'opération sont restés jusque- là sans percevoir le moindre copeck. Et pourtant confient certains agents, la tache n'est du tout pas aisée. Le travail à accomplir nécessite plus d'engagement de soi et ce, tous les jours de la semaine y compris même les dimanches. Pourquoi avoir donc consenti tant d'efforts pour ne pas être rétribué à temps ? Le moins que l'on puisse dire est que la situation d'attente qui est la leur met mal à l'aise les agents recenseurs qui d'ailleurs ne tarderont pas à sortir leurs griffes si d'ici-là rien n'est fait pour les satisfaire.
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