Port Louis — Suivant la controverse autour des quelque 80 travailleurs de la cleaning section de la Tourism Authority, Xavier Luc Duval a réagi hier, mardi 24 août, et évoque des solutions concrètes pour ceux qui ont été embauchés alors qu'il était ministre du Tourisme.
Xavier Duval justifie son intérêt pour les travailleurs de la cleaning section de la Tourism Authority en faisant ressortir qu'il est ministre de l'Intégration sociale. Il évite toute référence à un quelconque conflit entre lui et son successeur au ministère du Tourisme, Nando Bodha, sur ce dossier.
L'ex-ministre du Tourisme rappelle «qu'en tant que ministre de l'Intégration sociale», il a pour mission de s'occuper «de ceux qui sont en situation difficile». Et ajoute : «C'est pour cette raison que j'ai pensé orienter une bonne partie des membres de la cleaning unit vers d'autres services et d'offrir aux autres la possibilité de bénéficier du programme de formation et placement de la National Empowement Foundation.»
Selon lui, «pendant leur formation, ils toucheront une allocation équivalente à leur salaire et pourront par la suite intégrer un corps de métier et obtenir un meilleur emploi». Et le ministre d'évoquer, en conclusion, «des solutions concrètes qui sont apportées aux membres de la cleaning unit» et qu'il est important «qu'ils puissent en bénéficier»,
Xavier Luc Duval, au début du communiqué, rappelle la contribution des équipes de la cleaning section de la Tourism Authority aux travaux d'embellissement du pays. Une campagne, souligne-t-il, ayant permis de lutter efficacement contre la propagation des épidémies de chikungunya et de dengue de contrôler la population des chiens errants de se débarrasser de l'affichage illégal d'embellir les abords de l'autoroute du Nord de réhabiliter des quartiers entiers à Roche-Bois, à Dubreuil et à Mahébourg, entre autres réalisations.
Le ministre Duval s'est retrouvé dans l'obligation d'émettre ce communiqué suite à des commentaires sur un hypothétique conflit entre le nouveau ministre du Tourisme, élu du Mouvement socialiste militant, et lui-même, leader du Parti mauricien social démocrate.
Toutefois, un ancien membre de l'entourage de Nando Bodha, tout en insistant pour garder l'anonymat, estime que «le non-renouvellement des contrats des 80 travailleurs de la cleaning unit ne doit pas être confondu avec un licenciement massif».
Notre interlocuteur fait ressortir que «cette nuance est primordiale pour la compréhension des enjeux politiques que comporte une telle décision». Et précise : «Pour dire les choses clairement, il s'agit de faire la place pour des personnes qui, depuis les résultats des élections, attendent d'être casées.»

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