Depuis quelques jours, les Ouagavilleois sont confrontés à une pénurie de gaz. Un tour dans certains points de vente et dépôts, le mardi 24 août 2010, nous a permis de nous rendre compte de l'ampleur de la situation. Surtout pour les détenteurs des bouteilles SODIGAZ.
Ils sont nombreux ces derniers temps, les automobilistes, motocyclistes et vélocyclistes qui se promènent dans les artères de Ouagadougou avec des bouteilles à gaz, derrière leur engin à la recherche du précieux sésame : le gaz butane.
Pour savoir ce qui se passe avec ces bouteilles, nous nous sommes rendu à certains points de vente et dépôts et même au siège de SODIGAZ, dans la mi-journée du mardi 24 août 2010.
Le premier point de vente où nous sommes allé, est la station Shell, située en face de l'agence centrale de l'ONATEL où un agent nous a informé qu'il y avait un manque de gaz.
A la question de savoir quelles en étaient les raisons, il nous a indiqué le dépôt SODIGAZ situé à Gounghin car, "c'est là où vous pouvez avoir des explications", a-t-il dit. Cependant, arrivé à la station Pétrofa, située juste en face de la station Shell, nous avons rencontré Sayouba Tiendrébéogo qui repartait avec sa bouteille chargée.
Pour lui, ce sont les bouteilles SODIGAZ qui manquent et non les autres. Toute chose que confirme Omar Moné, gestionnaire de la station. Le même constat est fait à la station Total située au rond-point des Nations unies, où Issouf Yonli, gérant, dit ne pas être au courant de la pénurie pour la simple raison que leur station a été ravitaillée, la veille, en gaz.
Il ajoute par ailleurs, que ce manque pourrait s'expliquer par le long week-end de l'Assomption et le mois de Ramadan pendant lequel la consommation en gaz augmente.
Ainsi, la pénurie ne concernerait que les bouteilles SODIGAZ ou du moins pour l'instant, et n'a pas affecté les coûts pour le moment. Au dépôt SODIGAZ à Gounghin, la tritesse se lisait aisément sur les visages des personnes venues se ravitailler. La longue file des bouteilles vides s'aperçoit de loin.
Regroupés par-ci, par-là, des hommes et des femmes, de tous âges, visiblement fatigués, attendent l'arrivée du gaz. C'est le cas de Sayouba Tiendrébéogo qui nous confie ceci :"J'étais là hier et j'étais en 13e position dans le rang. Mais quand le gaz est venu, les gens se sont bousculés et je n'ai rien eu".
Si certains, à l'instar de Sayouba Tiendrébéogo, attendent avec espoir, d'autres, comme Mariam Belemviré, ont décidé de rentrer chez eux ; car, selon elle, il n'y aura pas de gaz. Partis pour avoir d'amples informations auprès des responsables des lieux, un monsieur, du service informatique, apparemment agacé par les questions, nous a lancé cette phrase :
"Si vous voulez des informations, allez au siège de SODIGAZ".
Au siège de la Société de distribution de gaz (STD-SODIGAZ) où nous nous sommes rendus aux environs de 12h 30mn, la secrétaire nous fait savoir que le premier responsable n'est pas dispinible et qu'il n'y a personne pour répondre à nos questions.

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