Jean-Marc Nobilo est celui qui entraîne les Ecureuils locaux, mais depuis son arrivée à Cotonou, il n'a pas encore signé de contrat avec l'Etat béninois. On se pose bien de questions.
Il a commencé à entraîner l'équipe nationale sans qu'à aucun moment on l'ait vu avec en compagnie du ministre des Sports. Les Ecureuils jusqu'à nouvel ordre appartiennent au peuple, donc à l'Etat. Mais avec les derniers développements, on se demande bien si l'Etat n'a pas perdu la main. Entre Icc et le gaz, le gouvernement n'a pas la tête au foot. La fédération, elle, si! En décidant de la dissolution et de la réhabilitation sans réelle réaction du gouvernement, la Fbf a montré qu'elle détient les clés du foot béninois ! Mais en refusant d'entériner le choix du Brésilien Rubim, le ministère des Sports sous Etienne Kossi a tenté de se montrer sous un meilleur jour. Hors connivence et combines coupables avec la Fbf. Kossi, a réservé le meilleur pour la fin. L'arrivée de Modeste Kérékou n'a pas apporté un changement officiel dans la position de l'Etat. Et pourtant, un nouveau sélectionneur est à l'oeuvre et on ne sait qui est son patron ni qui va le payer.
Le dilemme de Modeste Kérékou
Face à des caisses vidées à 80% par l'expédition angolaise, il a du mal à prendre le taureau par les cornes. Une chose est sûre, l'Etat qui avait du mal à payer Dussuyer bien avant la Can ne saurait trouver des fonds pour Nobilo après le gâchis angolais et la mascarade de dissolution. Le Conseil des ministres, avec tous les soucis actuels, ne saurait même être intéressé par les Ecureuils. En témoignent les nombreux sièges laissés vides par les membres du gouvernement et députés attendus le 25 juillet dernier au stade René Pleven dans le cadre du match aller des juniors.
Un sélectionneur payé par la Fbf ?
La fédération béninoise de football reçoit des subventions, mais pas vraiment de quoi payer un sélectionneur d'un certain niveau durant une année. Alors qui va payer Nobilo ? Ajavon, peut-être, pour les observateurs peu intéressés. D'autres vous diront que c'est sûrement Ajavon. Et ils auraient raison. Jean-Marc Nobilo n'est pas venu au Bénin par les canaux habituels de recrutement. Il est venu parce que le président de la ligue du football professionnel l'a voulu. Il a les moyens de payer NOBILO, mais sous quelle condition ? On a vu ce que sont devenus les entraîneurs recrutés par le président de la ligue il y a un an. On sait donc que Nobilo ne sera pas libre de ses choix et devra faire le jeu de ceux qui ont, un matin, dissous, puis remis en place la sélection nationale bâtie pendant des années. Le ministère des Sports est sur le banc de touche et se demande bien jusqu'à quand et jusqu'où les moyens financiers de la Fbf ou ceux mis à disposition par M. Ajavon aideront le football béninois.
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