Les premiers cas de choléra sont enregistrés au Bénin vers la mi-juin 2010. A ce jour, informe le directeur national de la santé publique (Dnsp), le Dr Laurent Assogba, 193 cas sont enregistrés unique¬ment dans le Littoral et l'arrondissement de Godomey dans l'Atlantique. On totalise aujourd'hui sept décès sur les cas enregistrés.
Face à la situation, les mesures prises par les autorités sont les mêmes à savoir le traitement gratuit des cas dans le centre de santé habituel de Cotonou 2 et 3, la sensibilisation des populations sur la salubrité, les règles d'hygiène à observer (lavage des mains avant et après chaque repas, de même à la sortie des toilettes, la protection des denrées alimentaires, le traitement des puits, la consommation des crudités à éviter ce sont là des mesures qui permettent d'éviter le choléra qui est une infection intestinale aiguë due à une bactérie, Vibrio cholerae.
La brève période d'incubation va de moins d'un jour à cinq jours et l'entérotoxine produite par le vibrion entraîne une diarrhée aqueuse, abondante et indolore qui peut rapidement provoquer une déshydratation grave et entraîner la mort en l'absence d'un traitement rapide. Dans la plupart des cas, la maladie provoque également des vomissements. Le choléra est transmis par l'eau et les aliments contaminés.
Les importantes flambées soudaines sont généralement provoquées par une source d'eau contaminée. Ce n'est que rarement que le choléra se transmet par contact direct de personne à personne. Dans les zones de forte endémie, la maladie frappe avant tout les jeunes enfants, bien que ceux qui sont nourris au sein soient généralement épargnés.
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