Après les journées de dialogue public décentralisées, organisées dans les communes d'arrondissement, auprès des jeunes et des femmes dans le but d'élaborer un Agenda 21 de la ville de Douala, où seront consignées les actions prioritaires à mener, la Communauté urbaine de Douala (CUD) a tendu la perche aux opérateurs économiques, sous la bannière du groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM).
C'est ainsi qu'une rencontre s'est tenue le 24 août 2010 au siège de cette organisation. Il était question au cours de ces assises de sensibiliser les chefs d'entreprises sur le concept de développement durable, d'amener les opérateurs économiques à se préoccuper de l'environnement, et de donner aux créateurs de richesses toutes les informations nécessaires à leur implication dans ce combat qui se veut celui de tous.
C'est ici que cette citation de Henri Ford, magnat de l'automobile trouve toute sa signification : «L'entreprise doit faire des profits, sinon elle mourra. Mais si l'on tente de faire fonctionner une entreprise uniquement sur le profit, alors elle mourra aussi car elle n'aura plus de raison d'être», tout comme de Edith Laville : «Le développement durable change l'entreprise pour changer le monde».
Des exposés portant sur «Entreprises et agenda 21 : contextes et enjeux du développement urbain durable», «Etat d'avancement de l'agenda 21 de Douala», et «Diagnostic urbain et extraits» ont été présentés aux participants. Parlant au nom des opérateurs économiques, Olivier Behle a promis de s'impliquer dans la lutte pour le développement durable, après avoir reconnu toute son importance.
D'après le président du GICAM, «les chefs d'entreprise ont ce devoir de respecter l'environnement. Il faut un cadre sain pour faire de belles affaires». Quant au délégué du gouvernement, «il y a des avancées significatives sur le plan des déplacements et des transports, tout comme dans celui de la localisation des bouches d'incendie. Si les financements sont là, les travaux peuvent commencer. C'est consigné dans un document de stratégie».
C'est au sortir de ces différentes consultations qu'un agenda 21 sera finalement établi, avec les idées, propositions et suggestions de toutes les forces vives de la ville, pour faire du Cameroun un pays émergent à l'horizon 2035. Seule fausse note, c'est l'absence de plusieurs chefs d'entreprises à ce rendez-vous auquel ils étaient conviés afin d'adopter une vision commune. «Ce n'est pas grave, dira un membre du GICAM. La seule présence de notre président vaut son pesant d'or. Nous allons dire aux autres ce que nous avons vu et entendu surtout que presque chaque syndicat patronal était représenté. Ce n'est pas le nombre qui est important mais la capacité de traduire nos décisions en actes concrets». Une autre journée de dialogue public est annoncée pour les prochains jours. Toujours avec les opérateurs économiques.
Etame Kouoh

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