Des missionnaires du Consortium chinois Wisco sont actuellement à Madagascar pour la concrétisation du projet.
Le projet d'exploitation du fer de Soalala, par le Consortium chinois Wisco est actuellement en phase de mise en oeuvre. C'est ce que l'on apprend, en tout cas, de source auprès du ministère des Mines. Joint au téléphone, un responsable de ce département nous a déclaré hier que le dossier avance bien.
Missionnaires
D'ailleurs des missionnaires de Wisco sont présents à Madagascar depuis plus de 10 jours et travaillent déjà avec des techniciens malgaches, pour cette mise en oeuvre du projet. « Certains missionnaires de Wisco ne font que passer et vont bientôt rentrer, mais d'autres vont s'établir pour longtemps au pays en vue de poursuivre les travaux » précise notre source. Une manière de dire que le projet Soalala est bel et bien lancé depuis que Wisco avait versé les 100 millions de dollars, à titre de droit de mise à disposition de la licence d'exploitation, à la Banque Centrale.
Un versement qui, rappelons-le, sauve le régime transitoire en matière de recettes budgétaires. En effet, grâce à cette manne venue de la Chine, le ministère des Finances et du Budget a pu introduire dans les caisses de l'Etat, un peu moins de 217 milliards Ar de recettes non fiscales. Ce qui représente pratiquement 80% des recettes non fiscales au cours du premier semestre.
Gap
Mais les 100 millions USD de Wisco n'arrivent visiblement pas à résoudre en entier les problèmes de trésorerie de la transition. Ce dans la mesure où les ressources financières de l'Etat ont considérablement diminué. La preuve, dans le projet de loi de finances rectificative, le ministère des Finances et du Budget ne table plus que sur 1 904,7 milliards ariary de recettes fiscales contre une projection de 2 117,4 milliards ariary dans la loi de finances initiales, soit un gap de 213 milliards ariary. A cela s'ajoute évidemment les 308 milliards d'aides internationales prévues dans le budget initial mais non obtenu par le régime transitoire qui n'est toujours pas reconnu par la communauté internationale. En tout cas, le pouvoir de fait a encore besoin de trouver plus de 300 milliards ariary de fonds pour boucler l'année 2010, si l'on inclut les 100 millions USD de Wisco dans les ressources financières destinées au fonctionnement de l'administration. Or, l'on sait que le PHAT Andry Rajoelina a déjà déclaré que ces fonds seront destinés à des investissements en infrastructures.
En somme, sans la reconnaissance internationale, et partant les aides internationales, les autorités de fait qui s'entêtent dans l'unilatéralisme auront du mal à s'en sortir. A moins évidemment que les tentatives de sortie de crise inclusive et consensuelle actuelle n?aboutissent sur du concret. Mais là encore, les problèmes pourront se poser car apparemment les schémas de sortie de crise sont tous budgétivores en raison du nombre très élevé de politiciens à désigner et appelés à siéger dans les différentes institutions de transition.

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