Une bonne partie des habitants du secteur N°12 de Ouagadougou, Dapoya, se sont réveillés le 31 août 2010, les pieds dans l'eau. La grande pluie qui s'est abattue sur la capitale au petit matin a provoqué des inondations et des effondrements de maisons. Le spectre du 1er septembre 2009, a aussitôt plané dans les esprits.
On ne déplore pas de perte en vie humaine, mais de nombreux dégâts matériels. Certaine rues de Dapoya sont impraticables. Les riverains de l'avenue «Zoom Koom», sont les plus touchés. Là bas, des commerçants ont installé leurs boutiques sur les dalles qui recouvrent les caniveaux qui jouxtent le marché «Sankarayaaré», empêchant ainsi l'écoulement des eaux de pluies. Certains riverains ont aussi transformé ces caniveaux en dépotoir, pratique régulière dans la capitale burkinabè.
Les services de la voirie de la commune de Ouagadougou, ont alors décidé de déguerpir tous ces commerçants, sous une discrète surveillance de la police municipale. Les bénévoles de l'association jeunesse sans frontière, (AJSF-B), apportent leur concours à cet effet. Les membres de cette association décoiffent les hangars, évacuent les décombres et procèdent ensuite au curage des caniveaux ainsi dégagés.
Cette opération est saluée par les habitants du secteur. «Tous ceux qui ont construit sur des caniveaux ne détiennent aucune autorisation, permis que la commune ne délivrera d'ailleurs jamais, car tout le monde sait que cela est interdit. Avant cette pluie certains s'étaient fait interpeller par la police municipale, qui les sommaient de quitter les lieux», raconte un riverain, visiblement satisfait du déguerpissement de ces commerçants.
A la veille du 1er septembre, date du triste premier anniversaire des inondations que le Burkina a connues l'année dernière, certains habitants du secteur N°12, de la ville de Ouagadougou, ont cru revivre le même cauchemar. Ils ont aussitôt touché du bois afin que ce phénomène aux conséquences dramatiques ne se reproduise plus. Nombre de sinistrés de l'année dernière, qui ont tout perdu avec la furie des eaux, n'ont toujours pas où dormir.
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